À une semaine du deuxième tour de l’élection présidentielle au Brésil qui se déroulera le 25 octobre, la justice électorale a donné 24 heures à Meta pour prouver que la plateforme réserve un traitement égalitaire sur ses réseaux aux campagnes du président sortant Inácio Lula da Silva et de son adversaire de la droite radicale Flavio Bolsonaro.
Meta a 24 heures pour éviter une amende de 200 000 dollars. La justice électorale brésilienne a ordonné à la plate-forme de prouver qu’elle réserve un traitement égalitaire sur ses réseaux aux campagnes du président sortant Luiz Inacio Lula da Silva et de son adversaire de la droite radicale Flavio Bolsonaro.
Dans le cas contraire, Meta, propriétaire de Facebook, Instagram et WhatsApp, devra payer une amende d’un million de reales (environ 200 000 dollars) par jour, selon un document du tribunal consulté par l’AFP.
Ils sont à égalité dans les sondages, à seulement quelques jours du deuxième tour. D’un côté, le président de gauche Lula, 81 ans, en quête d’un quatrième mandat, et de l’autre, Flavio Bolsonaro, 45 ans, fils de l’ancien président d’extrême droite Jair Bolsonaro.
Devancé de peu au premier tour par son adversaire, Lula a dénoncé « l’interférence » de Meta dans l’élection brésilienne. Le président de gauche a accusé la plate-forme américaine de restreindre la circulation de ses contenus sur Instagram et WhatsApp.
Lula a aussi mis en garde contre la « sélectivité » des algorithmes du modèle d’intelligence artificielle de WhatsApp. Ce modèle refuserait, selon lui, de générer du contenu électoral qui lui soit favorable, ce qui ne serait pas le cas pour Flavio Bolsonaro.
Il avait demandé le 14 octobre à son parti de saisir la justice électorale ainsi que l’Organisation des États américains (OEA).
De son côté, Meta a nié tout parti pris dans les élections. Mais l’entreprise a reconnu la désactivation par erreur d’annonces de campagne de Lula, l’attribuant à des « incidents » techniques qui n’affectent pas seulement le Brésil.
Meta déjà averti par la justice brésilienne
Le 15 octobre, un juge du Tribunal supérieur électoral a ordonné à la plate-forme américaine d’appliquer les mêmes règles aux deux candidats.
Le tribunal a interdit à Meta de réduire de façon inégale la portée des contenus électoraux, les recommandations et les résultats des recherches. Il était également demandé à Meta de ne favoriser aucun candidat avec son outil d’intelligence artificielle, comme l’ont dénoncé des usagers.

