Moyen-Orient : les Houthis frappent Riyad et un site Aramco, tensions au plus haut avec l’Iran

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Des explosions ont été entendues à plusieurs reprises dans la capitale saoudienne, samedi, après que les rebelles yéménites ont revendiqué des attaques de missiles et de drones contre Riyad et contre un hub énergétique d’Aramco à Yanbu. Washington met en garde contre une « détérioration rapide » de la situation, tandis que Téhéran pose sept conditions pour négocier avec les États-Unis.

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Le groupe houthi, soutenu par l’Iran, a affirmé avoir mené deux « opérations militaires significatives » à l’aide de missiles balistiques, de missiles de croisière et de drones : la première visant des « cibles sensibles » à Riyad, la seconde un site du géant pétrolier saoudien Aramco à Yanbu, sur la côte de la mer Rouge. Selon les Houthis, ces frappes ont provoqué de « vastes incendies » sur les lieux visés.

Du côté saoudien, la coalition dirigée par Riyad a confirmé l’interception et la destruction d’un missile balistique en direction de la capitale, ainsi que la neutralisation d’attaques visant d’autres localités (Taif, Baish, Farasan) et Yanbu. Aucune victime n’a été signalée dans un premier temps, mais des images et des témoignages font état de fumée noire et de flammes près de l’aéroport principal de Riyad, signe d’une escalade inédite depuis la reprise des hostilités en juillet.

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Dans ce contexte, plusieurs ambassades américaines ont émis des alertes de sécurité, appelant leurs ressortissants à anticiper d’éventuelles annulations de vols, fermetures d’espaces aériens et perturbations, tout en soulignant que le conflit pourrait « s’aggraver rapidement ». Cette montée des périls intervient alors que l’Iran a transmis, via le Qatar, sept conditions pour reprendre les négociations avec Washington, dont la fin de la « guerre sur tous les fronts » et la levée du blocus naval américain sur ses ports.

  • Contexte : pourquoi cette escalade inquiète
    Enjeu énergétique : Yanbu est un point névralgique pour les exportations pétrolières saoudiennes ; toute perturbation durable peut faire craindre un choc sur les prix du brut et les chaînes d’approvisionnement mondiales.
  • Front indirect Iran–États-Unis : les frappes des Houthis s’inscrivent dans une confrontation plus large entre Washington et Téhéran, marquée ces derniers mois par des échanges de tirs, des frappes aériennes et un durcissement diplomatique.
  • Risque régional : les craintes portent aussi sur une extension des hostilités vers le détroit d’Ormuz, le trafic maritime en mer Rouge et une implication plus directe de puissances régionales.

En parallèle : Trump signe une loi de sanctions qui vise aussi l’Inde
Toujours ce week-end, le président américain Donald Trump a signé le « Lindsey O. Graham Sanctioning Russia and Iran Act of 2026 », une loi qui donne à l’exécutif américain le pouvoir d’imposer des tarifs douaniers pouvant atteindre 100% aux cinq plus grands acheteurs de pétrole et de gaz russes, dont l’Inde et la Chine figurent parmi les principaux. New Delhi, qui a porté ses importations de brut russe à des niveaux records, pourrait être exposé à ces mesures si ses achats persistent après un délai de 30 jours.

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