Lotilde Charpy, General Manager de FoodWise : « Le gaspillage alimentaire est un enjeu sociétal »

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À Maurice, 279 kilos de nourriture consommable, soit l’équivalent de plus d’un millier de repas, sont jetés chaque minute, alors que plus de 100 000 Mauriciens vivent sous le seuil de la pauvreté.  Pour Lotilde Charpy, General Manager de FoodWise, le gaspillage alimentaire est un enjeu sociétal.  Pour lutter contre ce fléau, FoodWise intensifie son plaidoyer auprès des autorités, avec pour objectif d’introduire une déduction fiscale sur les donations alimentaires consenties par les entreprises.

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La Journée Internationale de sensibilisation aux pertes et gaspillage de nourriture sera célébrée le 29 septembre. Que prévoit FoodWise à cette occasion?
Le 29 septembre est une date importante, dédiée à la Journée internationale de sensibilisation aux pertes et gaspillages de nourriture. À Maurice, 279 kilos de nourriture consommable sont jetés chaque minute, alors que plus de 100 000 Mauriciens vivent sous le seuil de pauvreté relative. C’est l’équivalent de 1 120 repas perdus par minute. Pour une petite île comme la nôtre, c’est un volume considérable. Cette journée est un rappel que le gaspillage alimentaire reste aujourd’hui un véritable sujet de société.
Nous avons plusieurs événements prévus autour de cette date, avec nos partenaires donateurs et nos ONG, ainsi que des discussions autour de cette problématique. Il est crucial de continuer à interpeller tous les acteurs de la société mauricienne sur un phénomène encore trop souvent considéré comme une fatalité, alors qu’il peut aussi être vu comme une opportunité d’agir.
Lutter contre le gaspillage alimentaire, c’est transformer un excédent en opportunité, celle de prendre soin les uns des autres et de bâtir une société plus juste et plus inclusive. C’est l’occasion pour FoodWise de relayer une nouvelle fois un message important. Le gaspillage alimentaire est un enjeu sociétal, environnemental et économique, et des actions concrètes doivent être prises pour en réduire les effets.
Cependant, la sensibilisation ne se limite pas uniquement au 29 septembre. Elle se poursuit tout au long de l’année et fait partie intégrante de l’action de FoodWise, à travers des actions concrètes sur le terrain, comme la collecte et la redistribution alimentaires, mais aussi en continuant à sensibiliser le plus grand nombre de Mauriciens.
S’il fallait modifier une seule loi à Maurice pour accélérer la lutte contre le gaspillage alimentaire, laquelle choisiriez-vous en priorité?
Une seule loi? Il y a tellement à faire! Mais il est vrai que nous avons choisi un cheval de bataille cette année. FoodWise plaide pour l’instauration d’une mesure sociale qui, selon nos estimations, permettrait de sauver jusqu’à 3 millions de repas supplémentaires chaque année. Cette proposition s’articule autour d’une déduction fiscale sur les donations alimentaires faites par les entreprises aux ONG et aux banques alimentaires, afin de transformer le surplus du secteur agro-industriel en ressources.
La mesure permettrait d’inciter les donateurs qui n’ont pas encore rejoint la cause, mais aussi ceux qui, au-delà de la bonne volonté, ont besoin d’un cadre collectif et de solutions durables pour franchir le pas de la solidarité, et donner leurs surplus plutôt que de les jeter. Cette mesure présente à la fois des bénéfices sociaux et environnementaux, en renforçant la sécurité alimentaire, en soutenant les familles vulnérables et en réduisant le gaspillage alimentaire.
Cette mesure ne nécessite aucune nouvelle dépense publique, en s’appuyant sur une incitation fiscale pour rediriger les surplus alimentaires vers les personnes qui en ont besoin et offrir un avantage fiscal concret aux entreprises qui encouragent le don alimentaire. C’est une mesure qui a fait ses preuves à l’étranger et qui, une fois adaptée au contexte local, pourrait faire toute la différence pour faire face à l’insécurité alimentaire, surtout au niveau des familles les plus vulnérables.
Avec la création du réseau de FoodWise, peut-on selon vous éviter l’essoufflement de l’engagement citoyen face à l’ampleur quotidienne du gaspillage?
Pour nous, l’engagement citoyen ne se limite pas aux particuliers. Chaque entreprise qui choisit de donner ses surplus alimentaires joue elle aussi un rôle dans cette mobilisation collective. Avec nos partenaires donateurs, qui regroupent plus de 400 acteurs du secteur agroalimentaire, nous voyons aujourd’hui un engagement fort. Chaque mois, nous continuons à collecter et à redistribuer en moyenne 30 000 kilos de nourriture, qui sont redirigés vers nos ONG partenaires. Nous continuons également à sensibiliser, que ce soit en entreprise, auprès de nos ONG partenaires ou dans les écoles. Et, à travers nos réseaux, nous partageons des conseils et astuces que chacun peut trouver utiles pour adopter les bons gestes et lutter contre le gaspillage alimentaire chez soi.
Mais, il en va en effet autant d’une responsabilité collective qu’individuelle. À l’échelle mondiale, les ménages sont responsables de 60% du gaspillage alimentaire, devant la restauration (28%) et le commerce de détail (12%), selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE, 2024). Cela montre bien que chacun a un rôle à jouer dans la lutte contre le gaspillage alimentaire. Notre action repose sur cet élan collectif : des partenaires prêts à s’engager, des ONG déterminées à agir pour améliorer l’alimentation des familles les plus vulnérables, et des citoyens à qui nous voulons donner les moyens d’agir à leur niveau.
Y a-t-il eu un impact des distributions de FoodWise sur les personnes dites vulnérables?
La lutte contre le gaspillage alimentaire est avant tout une démarche profondément humaine. Chaque collecte et chaque redistribution créent un pont entre ceux qui ont un surplus et ceux qui en ont besoin. Nous l’étudions chaque jour auprès de nos ONG partenaires. Les donations sont un soutien important pour leurs programmes de soutien alimentaire alors même que le coût des denrées alimentaires augmente, faisant ainsi exploser le budget alimentaire des ONG qui assurent un soutien alimentaire à leurs bénéficiaires dans le besoin. Au-delà de l’aide alimentaire et physique, un accès régulier à une alimentation de qualité apporte un sentiment de sécurité, de stabilité et de reconnaissance.
Avoir accès à une alimentation digne, en quantité suffisante et nutritive, est essentiel. Cela permet aux personnes en situation d’insécurité alimentaire de souffler, relâcher le stress et la tension du quotidien, retrouver de la sérénité et pouvoir se concentrer sur d’autres domaines de la vie. Travailler ou aller à l’école le ventre vide, c’est là tout l’enjeu. Derrière chaque repas se cache bien plus que des besoins nutritionnels. La dignité de pouvoir se nourrir ou nourrir sa famille, la confiance en soi en ayant la capacité physique et émotionnelle d’attaquer la journée, et l’aspiration à construire un avenir.
Le FoodWise Volunteer Network a été lancé en mars 2026 pour mobiliser tout un chacun autour de la réduction du gaspillage. Y a-t-il eu des retombées ?
Nous sommes fiers de voir l’engagement citoyen fédéré par ce programme. À ce jour, une vingtaine de personnes nous apporte un soutien logistique lors de grosses journées de donations. Nous avons été agréablement surpris par l’engouement des jeunes pour ce programme lors du lancement en mars. Encore aujourd’hui, nous continuons de recevoir des demandes pour savoir comment aider FoodWise.
Ce qui est intéressant avec cette initiative, c’est que chacun peut aider à son niveau. Que ce soit pour nous soutenir lors d’une grosse collecte et redistribution, lors de l’un de nos événements ou durant nos sessions de sensibilisation. Ces petits gestes d’entraide font la différence. Et, pour ceux ou celles qui souhaitent s’impliquer autrement, il existe aussi le mécénat de compétences. Il suffit pour cela de mettre à disposition votre temps ou votre expertise pour soutenir nos actions, que ce soit en logistique, communication ou sur des projets spécifiques.
Une belle façon de contribuer à la mission de FoodWise, au-delà du don financier. Ce programme permet aussi de rappeler à la jeune génération que le gaspillage alimentaire et l’insécurité alimentaire restent de véritables enjeux de société. Nous croyons fermement que l’engagement volontaire aux côtés de nos équipes, directement sur le terrain, peut être une véritable prise de conscience et encourager des changements dans les habitudes alimentaires, aussi bien individuellement qu’au sein des foyers.
Des centaines de kilos de nourriture sont jetées par minute à Maurice, alors qu’il y a une partie de la population qui souffre d’insécurité alimentaire. Comment expliquez-vous ce paradoxe?
Le paradoxe est frappant : alors que 279 kg de nourriture encore consommable sont jetés chaque minute à Maurice, 14,6% des enfants âgés de 5 à 11 ans étaient en sous-poids en 2022, selon le ministère de la Santé. Comment expliquer qu’une partie de la population puisse manquer de nourriture alors qu’une quantité importante est gaspillée? La première chose à comprendre, c’est que le gaspillage alimentaire et l’insécurité alimentaire sont deux problèmes qui peuvent coexister, car avoir de la nourriture disponible ne signifie pas nécessairement que tout le monde peut y accéder. L’insécurité alimentaire désigne justement une situation dans laquelle une personne n’a pas un accès régulier à une alimentation suffisante, sûre et nutritive, lui permettant de répondre à ses besoins et de mener une vie saine.
Ce paradoxe est aussi lié à notre modèle économique et à nos habitudes de consommation. Nous vivons dans une société qui encourage la consommation, voire la surconsommation. Des produits sont produits, importés, transportés et commercialisés, parfois sur de longues distances ou hors saison, sans que nous disposions toujours des mécanismes nécessaires pour valoriser les surplus. Une partie de ces aliments finit donc par être jetée alors qu’elle pourrait encore être consommée. Il y a également un problème de redistribution. Il n’existe pas véritablement davantage économique direct pour les entreprises à Maurice qui donnent leurs surplus alimentaires, en dehors de leur volonté de s’engager dans une démarche sociale ou environnementale. Cela peut limiter la redistribution de denrées encore parfaitement consommables.
Or, derrière l’insécurité alimentaire, il y a aussi une réalité économique: certaines familles n’ont tout simplement pas les moyens d’acheter suffisamment de nourriture. Notre dernière étude, menée avec Kantar en octobre 2025, dans le Sud a révélé que près de
22 000 personnes y étaient touchées par l’insécurité alimentaire, avec d’importantes inégalités sociales et régionales. Dans cette région, les dépenses de consommation représentent 78% du budget d’un ménage pauvre, contre 64% au niveau national.
FoodWise a-t-elle des ambitions de se réinventer en modèle économique pérenne?
FoodWise fonctionne économiquement grâce aux grants et sponsoring de partenaires et fondations du secteur privé. Comme beaucoup d’ONG, nous faisons face au même défi de trouver des financements, de manière encore plus prononcée cette année. Historiquement, FoodWise ne facture pas ses services lors des collectes et redistributions, ni pour ses actions de sensibilisation ou d’éducation permettant notamment aux acteurs du secteur agro-alimentaire de traiter leur surplus. Mais à terme, FoodWise s’oriente vers un nouveau modèle qui lui permettra, bien sûr, de rester une organisation à but non lucratif, tout en devenant autosuffisante financièrement, en facturant ses services de collecte alimentaire. Cette action, aujourd’hui gratuite, permettra à Foodwise de s’appuyer sur un modèle économique rentable et ainsi de continuer sa mission de réduction du gaspillage alimentaire et de renforcement de la sécurité alimentaire à Maurice.
Y a-t-il une ligne rouge à ne pas dépasser en termes de don alimentaire?
Il y a certaines donations que nous ne pouvons pas accepter, notamment les produits alcoolisés et les denrées impropres à la consommation. De plus, nous ne pouvons ni récupérer ni redistribuer des produits dont la date d’expiration est dépassée. Pour les produits portant une date « Best Before », nous pouvons les collecter et les redistribuer jusqu’à deux semaines après cette date. Il est important de préciser que le « Best Before » est avant tout un critère de qualité : passé cette date, le produit peut perdre un peu de sa saveur, de son croustillant ou de certaines de ses qualités nutritionnelles, mais il reste sûr à la consommation. Le Best Before concerne principalement la qualité du produit, tandis que l’Expiry concerne sa sécurité. Une fois, la date d’expiration dépassée, le produit ne doit plus être consommé.
Quel retour d’une association bénéficiaire vous a le plus surpris sur la manière dont vos livraisons ont transformé leur quotidien?
Des histoires inspirantes et touchantes, nous en découvrons chaque jour à travers les plus de 200 ONG avec lesquelles nous collaborons. L’une d’elles est particulièrement percutante. Il y a quelques années, nous avons commencé à collaborer avec une école du Sud-Ouest de l’île qui faisait face à un fort taux d’absentéisme et rencontrait également des difficultés à créer du lien avec les parents. Certains élèves n’avaient tout simplement pas de quoi manger à l’école et préféraient rester chez eux, par faim ou par honte. Grâce à un partenariat entre FoodWise et un hôtel de la région, nos donations alimentaires ont commencé à être distribuées régulièrement par l’intermédiaire de l’école.
Avec la garantie d’avoir un repas, la fréquentation scolaire s’est améliorée et les familles se sont senties davantage concernées par la scolarité de leurs enfants. Les progrès des élèves ont, eux aussi, été fulgurants. Le taux de réussite de l’école est passé de 27% à 62%. C’est une belle illustration du fait que l’aide alimentaire va bien au-delà d’un repas. Elle peut devenir un véritable levier pour l’éducation, la dignité et l’avenir des enfants. Cette anecdote en est une parmi tant d’autres, car nous travaillons avec des ONG qui accompagnent de nombreux profils dont des personnes en situation de handicap, des personnes âgées, des femmes en situation de vulnérabilité, des enfants, notamment à travers des programmes d’aide à l’éducation, et bien d’autres encore.
FoodWise milite auprès du gouvernement pour l’introduction d’une déduction fiscale sur les donations alimentaires. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Cette mesure sociale permettrait de passer d’une simple gestion des déchets à une véritable redistribution des ressources.  À plus long terme, une population mieux nourrie est aussi une population en meilleure santé, moins touchée par les problèmes liés à la malnutrition et donc davantage en mesure de participer activement à l’économie.
La mise en place d’un cadre juridique incitant les acteurs de l’agro-industrie à redistribuer leurs surplus représenterait un véritable tournant. Des mesures similaires ont déjà fait leurs preuves à l’international, notamment en France, en Colombie et aux États-Unis, avec des résultats documentés. Elles permettent de transformer le gaspillage alimentaire en un système de redistribution des ressources et de création d’impact social.
Alors, pourquoi pas à Maurice ? Pour être efficace, cette mesure doit toutefois s’appuyer sur un cadre rigoureux. Nous proposons un système structuré de donation et de récupération alimentaire, avec des procédures claires : émission de reçus de donation, traçabilité des produits récupérés et mécanismes de vérification à chaque étape de la chaîne, entre autres. Cette proposition a été élaborée avec l’accompagnement d’acteurs et de professionnels de différents secteurs, dont les expertises ont permis de définir des modalités adaptées à notre contexte local. Nous proposons ainsi une mesure clé en main, avec des projections déjà établies pour en faciliter l’adoption.
L’objectif : donner aux entreprises un cadre et une incitation supplémentaires pour intégrer la donation de leurs surplus dans leurs pratiques, plutôt que de les considérer comme de simples déchets. Pour soutenir cette mesure, FoodWise a lancé le Pact on Food Tax Relief, signé par plus de 25 acteurs du secteur agroalimentaire, afin de démontrer le soutien du secteur privé.
Sur le plan de l’économie circulaire, le don alimentaire favorise-t-il la surproduction?
Le don alimentaire est avant tout un levier puissant pour lutter contre le gaspillage et a pleinement sa place dans une stratégie d’économie circulaire. Mais il ne doit en aucun cas être considéré comme une solution qui dédouane les acteurs de la chaîne alimentaire de leur responsabilité à réduire le gaspillage en amont.
L’optimisation des ressources doit se faire tout au long de la chaîne de production et de distribution. Lorsqu’un surplus existe malgré ces efforts, le don alimentaire permet de lui donner une seconde utilité plutôt que de le considérer directement comme un déchet. La donation alimentaire ne doit d’ailleurs pas être perçue comme un pansement face à la surproduction ou aux erreurs logistiques, mais comme un mécanisme complémentaire, intervenant en aval, lorsque toutes les possibilités de prévention n’ont pas permis d’éviter le surplus.
Pourquoi selon vous les produits périmés ne devraient pas être jetés aussi facilement?
Plus largement, lorsqu’un produit alimentaire ne peut plus être consommé par l’être humain, il faut aussi réfléchir aux autres solutions possibles avant de le considérer comme un déchet. Cela peut notamment passer par le compostage ou la valorisation des surplus non consommables pour l’alimentation animale, lorsque cela est possible. Jeter un aliment, c’est aussi gaspiller toutes les ressources qui ont servi à le produire, le transporter et le conserver, ainsi que les émissions de CO2 qui y sont associées. Une fois enfouis à Mare-Chicose, les déchets organiques se décomposent et génèrent notamment du méthane, un gaz à effet de serre particulièrement puissant.
FoodWise voit-il grand pour 2027?
En 2027, nous poursuivrons nos actions de collecte et de redistribution alimentaire, ainsi que nos actions de sensibilisation auprès des entreprises, des écoles et de nos ONG partenaires. Guidés depuis 2018 par notre mission :Save Food to Empower People and Protect our Planet, nous avons déjà sauvé et redistribué plus de 8,8 millions de repas, soit environ 2 200 tonnes de denrées alimentaires.
Notre plaidoyer se poursuivra également, avec l’objectif de voir la mesure que nous proposons entendue et mise en œuvre. Nous continuons de frapper aux bonnes portes et n’avons pas l’intention de nous arrêter. De nouveaux projets sont par ailleurs en préparation. Déjà en phase pilote cette année, notre programme de récupération agricole directement dans les champs sera l’un des projets phares de 2027 : récupérer les légumes et fruits avant qu’ils ne soient laissés à pourrir, pour leur donner une seconde vie auprès de ceux qui en ont besoin. Nous souhaitons aussi accentuer nos partenariats stratégiques pour aller plus loin dans la récupération des fruits et légumes, dont la conservation est plus courte, mais qui jouent un rôle essentiel dans une alimentation équilibrée.
Rejuice, notre bar à jus initialement situé à Bagatelle, se réinvente en Rejuice On the Go, un concept mobile idéal pour les événements sportifs, d’entreprise ou privés. Toujours avec la même mission : sauver les fruits et légumes moches et sensibiliser autour des questions de perception. Nous ambitionnons également de lancer une campagne nationale sur ce sujet, et recherchons des partenaires souhaitant s’allier à FoodWise sur cet enjeu. 2027 sera donc une année de continuité, mais aussi de développement, avec l’ambition de renforcer ce qui fonctionne déjà, tout en explorant de nouvelles solutions pour réduire le gaspillage alimentaire.

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