Au MGI | Célébration du Varusha Pirappu — PM : « Marye-pike ansam pou relev bann defi »

À l’occasion des célébrations du Nouvel An tamoul, le Varusha Pirappu, organisées, hier, au Mahatma Gandhi Institute, à Moka, le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a livré un discours axé sur les conséquences économiques du conflit militaire au Moyen-Orient. À cette occasion, il a lancé un appel en faveur d’une solidarité nationale accrue. Dans un contexte international marqué par un cessez-le-feu fragile, il a mis en garde contre les répercussions inévitables de cette crise sur l’économie.

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« Riches ou pauvres, cette guerre aura son impact », a-t-il déclaré, soulignant que plusieurs pays ont déjà décrété un état d’urgence économique face à la flambée des prix et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement. Maurice, fortement dépendante des importations, se retrouve particulièrement exposée. « Tou zafer inn vinn pli ser. Li andeor nou kontrol », prévient-il, évoquant la hausse des coûts du transport maritime, des assurances ainsi que des produits essentiels. Les secteurs du pétrole, du gaz et des fertilisants sont notamment touchés.

Face à cette situation, Navin Ramgoolam a réaffirmé que « le pays passe avant tout », assurant que le gouvernement s’engage à garantir l’approvisionnement en denrées de base et à soutenir les plus vulnérables. Il a également révélé être en discussions avec l’Inde, en vue de conclure un accord gouvernement à gouvernement pour sécuriser l’importation de pétrole et de gaz depuis l’Inde.

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« Nou pou fer enn Government-To-Government Agreement pou garanti nou gagn petrol ek gaz », fait-il ressortir, tout en exprimant sa gratitude envers le gouvernement indien. Cet accord fait suite à sa rencontre avec le Premier indien Narendra Modi en septembre de l’année dernière.

Le Premier ministre a, par ailleurs, indiqué qu’il préside un comité de crise chargé d’évaluer les options disponibles afin de protéger au mieux la population. Certaines mesures, bien que difficiles, seront nécessaires, mais resteront temporaires, a-t-il assuré. « Nous devrons protéger notre population au maximum (…) Une fois la guerre terminée, nous espérons redresser la situation », affirme-t-il.

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Au-delà des considérations économiques, Navin Ramgoolam a lancé un appel à la responsabilité collective. « Dans les moments difficiles, c’est la solidarité qui permet de minimiser l’impact de la guerre. À chaque fois que notre pays a traversé des épreuves, tou dimounn finn marye-pike ansam pou relev bann defi », a-t-il réitéré, en mettant l’accent sur l’importance de l’unité nationale face à l’adversité.

Dans un discours mêlant réalisme économique et appel à la cohésion sociale, le chef du gouvernement a ainsi exhorté les Mauriciens à faire preuve de résilience et de solidarité pour surmonter les défis imposés par une conjoncture internationale marquée par des incertitudes.

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