FCC | Firmes d’Avinash Gopee — Les Rs 600 M de prêts de la SBM, dossier prioritaire 

Une investigation financière de grande ampleur est actuellement menée par la Financial Crimes Commission (FCC) sur les activités de l’homme d’affaires Avinash Gopee, proche de l’ex-Lakwizinn du Prime Minister’s Office sous Pravind Jugnauth. Déclenchée le mois dernier, cette enquête porte principalement sur des facilités financières totalisant environ Rs 1,2 milliard, accordées entre 2020 et 2024 pour financer divers projets liés à ses sociétés.

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Les prêts en question sont de Rs 550 millions de la Mauritius Investment Corporation (MIC) pour le projet de villa de luxe Royal Green, un prêt de Rs 600 millions de la State Bank of Mauritius (SBM) pour la construction d’un immeuble, et Rs 64 millions de l’Industrial Finance Corporation à Royal Green Healthcare Ltd.

Hormis ces prêts, la FCC passe aussi au crible les contrats décrochés par la firme Nundan Gopee (N. G) Co. Ltd, dont la location des bureaux à Ébène aux corps parapublics comme l’Economic Development Board et la Financial Services Commission (FSC).

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Dès les premières étapes, les enquêteurs ont procédé à l’audition de plusieurs protagonistes du secteur financier. Des cadres de la SBM ainsi que des représentants d’instances de régulation ont été appelés à fournir des éclaircissements sur les conditions d’octroi de ces prêts. L’objectif : retracer avec précision le circuit des financements, identifier l’origine des fonds et comprendre les modalités ayant conduit à leur approbation.

En parallèle, une vaste analyse documentaire est en cours. Les dossiers de prêts contractés auprès de différentes institutions bancaires, de même que les documents soumis à la FSC, font l’objet d’un examen minutieux. Les enquêteurs s’intéressent notamment aux structures financières mises en place pour soutenir ces projets, ainsi qu’à d’éventuels mouvements de capitaux vers l’étranger.

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Les auditions se sont poursuivies sur plusieurs jours, permettant aux autorités de mieux cerner les procédures internes adoptées par les établissements financiers. Il s’agit notamment de vérifier si les décisions d’octroi respectaient les exigences en matière de conformité, d’évaluation des risques et de gouvernance.

Dans la continuité de ces démarches, l’homme d’affaires concerné devrait être prochainement convoqué par la FCC. Son interrogatoire devrait porter sur l’architecture financière de ses projets, ses interactions avec les institutions prêteuses et l’utilisation des fonds obtenus.

Sur le terrain, l’enquête s’est également traduite par des opérations de perquisition menées entre le 7 et le 9 avril. L’une d’elles a ciblé un cabinet d’avocats, incluant l’étude d’un notaire impliqué dans certaines transactions, tandis qu’une autre a été effectuée au siège de NG Holdings Ltd. Ces interventions visaient à collecter des pièces justificatives relatives aux accords financiers, aux contrats et aux montages juridiques.

Au cours de la perquisition des locaux du groupe, les enquêteurs ont été confrontés à une difficulté technique : les systèmes informatiques de l’entreprise avaient récemment été touchés par une attaque de type ransomware, limitant l’accès à plusieurs fichiers. Malgré cet obstacle, les experts en informatique légale de la FCC sont parvenus à localiser une solution de sauvegarde en ligne et à récupérer une quantité significative de données.

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