Concerts : une politique à deux vitesses

Beaucoup de questions seront posées par les députés de l’opposition au Parlement sur Shatta, un événement qui a transformé, samedi dernier, le Champ de Mars en espace de concert, avec des haut-parleurs poussés au maximum. Il aura fallu des dizaines de coups de téléphone des voisins excédés pour que la police intervienne au petit matin de dimanche et mette fin au concert.

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Il faudrait qu’un des députés de l’opposition pose une question sur la politique du gouvernement sur les événements musicaux et la politique de deux poids et deux mesures que la police semble avoir adoptée. Alors que le promoteur de Shatta — un collaborateur du turfiste préféré du gouvernement — bénéficiait de tous les permis, d’autres promoteurs avaient droit à un traitement différent.

La Isla 2068, un festival de musique qui se tient aux Jardins de Labourdonnais, en était à sa cinquième édition, samedi dernier, et était sponsorisé par la MTPA et l’AHRIM.

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Malgré ce patronage officiel, ses promoteurs se sont vu refuser l’autorisation de vendre des boissons alcoolisées, alors que, paraît-il, les canettes, chopines et autres bouteilles était vendues et consommées au Champ de Mars. Faut-il, même au niveau de l’organisation d’événements musicaux, jouer aux chatwas pour obtenir les autorisations de la police ?

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