CULTURE ET MUSIQUE — Hennessy Park/IFM : Coup d‘envoi de l’Afric Vibes Festival le 4 juilliet

La 2e édition de l’Afric Vibes Festival s’ouvre ce vendredi au Backstage Lounge Bar, de l’hôtel Hennessy Park, avec une soirée dédiée au deejaying. Deux autres événements sont prévus, soit le 4 juillet à l’Institut français de Maurice (IFM) et le 29 août à Ébène. Objectif : faire vivre et connaître la musique africaine sur le sol mauricien, fait ressortir l’instigateur du projet, Ernest Lyatto, dont le nom d’artiste est Leone.
L’Afric Vibes Festival a vu le jour en 2025 à la suite d’un constat « d’un vrai manque d’héritage culturel africain à Maurice », et ce, « même si on a le séga et des instruments de percussion ». Lors d’une rencontre avec Le-Mauricien, Ernest Lyatto affirme : « Nous sommes tous des Africains ici. Nous avons tous différentes versions de la culture. Par exemple, il y a le séga, la pop… mais il manque cet aspect de l’héritage africain. Ce son africain. La richesse du son africain qu’on ne peut pas vraiment décrire mais qu’on peut ressentir. C’est l’essence même de cette musique. »
Il poursuit : « Il y a tellement d’autres instruments aussi, à part les percussions. C’est pour cela que j’ai commencé l’Afric Vibes Festival. Maurice est une bonne niche pour que cela se développe. Avec mes partenaires, nous allons amener tous ceux qui le souhaitent dans ce mouvement, qui est plus grand que nous. » L’Afric Vibes Festival est aussi une plateforme visant à « faire naître quelque chose de nouveau », dit-il. « Il y a des gens qui viennent d’autres endroits d’Afrique qui partageront leur musique et leur art. »
Pour cette deuxième édition, qui fait suite au succès retentissant de celle de 2025, le festival fait aussi place à d’autres dimensions de l’art : la danse, la mode, la coiffure, l’art visuel dans toutes ses dimensions… La majorité des artistes participants sont de Tanzanie, d’Afrique du Sud, du Nigeria et de Maurice, mais « ils vivent ici », fait ressortir notre interlocuteur qui, lui-même, habite à Maurice depuis deux ans, où il exerce comme enseignant de musique au Conservatoire national de musique François Mitterrand tout en étudiant l’administration générale à l’Université de technologie de Maurice (UTM).
Le festival s’ouvre dans la semaine suivant la journée de l’Afrique avec une soirée DJ jusqu’à 1h du matin. L’occasion pour les communautés de s’engager et de partager un moment fort, tout en soutenant des talents émergents et des artistes confirmés. Au programme : défilé de mode, découverte de différents styles de musique (Afrobeats, dynamique et énergique, Amapiano, hypnotique et entraînant…), danse, art corporel et visuel… « Bref, tout ce qui incarne l’esprit de créativité afro, avec une énergie brute, des basses puissantes et une foule en transe », fait ressortir notre interlocuteur.
Le 4 juillet, l’IFM accueillera le deuxième événement du festival en son siège à Rose-Hill. La Mama Africa Edition, qui se veut « une célébration intense de la musique, de l’art et de la culture », ouvrira en effet ses portes à midi pour prendre fin à 21h. On parle ici d’une « journée d’effervescence culturelle où musique, art, mode et énergie se rencontrent pour une expérience immersive et puissante » avec diverses disciplines artistiques pour enfants et adultes.
Séances de maquillage, coiffures africaines, défilé de mode, performance des artistes locaux, DJ Sets de musique afro-américaine, spectacles de danse, exposition d’art, vente de produits d’artisanat local, restauration… L’événement à l’IFM, ouvert à tous, promet d’être riche. Le festival prendra fin le 29 août au Backstage Lounge Bar de l’hôtel Hennessy Park.
Pour ces trois événements, le public est invité à se vêtir aux couleurs et aux modes africaines pour une meilleure expérience immersive : fusion afro-urbaine et streetwear, tenue élégante entièrement noire avec accessoires africains, vêtements traditionnels et interprétations modernes; couleurs, motifs et textures affirmés. Les billets sont déjà en vente sur le réseau Otayo. Ils le seront également à l’entrée dans la limite des places disponibles.

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