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Le dossier aurait été ouvert dès janvier 2025, à la suite d’une demande du secrétariat de la présidence et les travaux sont évalués à près de Rs 19 millions.
L’Office du président de la République est sorti de son silence après la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’une vidéo et de commentaires concernant des travaux prévus à la résidence privée du président Dharam Gokhool. Dans un communiqué daté du 29 juillet, la présidence affirme qu’il ne s’agit pas de rénovations de confort, mais exclusivement d’aménagements liés à la sécurité du chef de l’État.
La State House rappelle que la protection du président relève de la responsabilité de l’État, qu’il réside dans sa demeure officielle du Réduit ou dans une propriété privée. Cette prise en charge s’inscrirait, selon le communiqué, dans une pratique ancienne appliquée aux différents chefs de l’État.
La présidence précise que plusieurs titulaires de la fonction ont, à différentes périodes, choisi de résider dans leur propriété personnelle. Dans chaque cas, l’État aurait mis en place les dispositifs nécessaires conformément aux protocoles de sécurité.
Selon les chiffres disponibles, ces travaux sont estimés autour de Rs 19 millions et que la demande a été initiée par le secrétariat de la présidence .
Un audit de sécurité à l’origine du projet
Les travaux envisagés à la résidence privée de Dharam Gokhool auraient été recommandés par la Security Division du bureau du Premier ministre à la suite d’un audit de la propriété. L’Office du président assure que les procédures prévues ont été respectées conformément à la loi.
Le communiqué ne précise cependant ni la nature des aménagements, ni leur calendrier, ni leur mode d’attribution. Il ne fournit pas davantage de ventilation des coûts annoncées. La présidence invoque la confidentialité attachée à la sécurité du chef de l’État, conformément, dit-elle, aux pratiques internationales.
La prise en charge de cette protection par l’État est conforme au principe voulant que la sécurité soit attachée à la fonction présidentielle, que son titulaire réside au Réduit ou dans une propriété personnelle. Cette responsabilité ne devrait toutefois pas conduire à une absence totale d’informations.
Sans révéler les caractéristiques techniques des installations, il demeure possible de communiquer leur coût global, la ligne budgétaire utilisée, les procédures suivies et les mécanismes de contrôle. Ces renseignements relèvent de la gestion des fonds publics et ne compromettent pas nécessairement la sécurité présidentielle.
Une distinction doit enfin être établie entre les équipements strictement sécuritaires et d’éventuels travaux susceptibles d’augmenter durablement la valeur de la propriété. Le statut des installations financées par l’État, ainsi que leur devenir à la fin du mandat, restent également à préciser.


