Avec le soutien de Mauritius Telecom Foundation, l’établissement accueille une initiative qui permet aux élèves d’expérimenter concrètement la gestion durable de l’eau, l’agriculture, le recyclage et la préservation de l’environnement
Apprendre le développement durable autrement : non plus uniquement dans les manuels, mais en l’expérimentant au quotidien. C’est l’ambition de l’initiative « Education for Sustainable Development », officiellement lancée ce jeudi 27 août au Seewa Bappoo State Secondary School, à Vacoas, avec le soutien de la Mauritius Telecom Foundation et en collaboration avec le ministère de l’Éducation et des Ressources humaines ainsi que plusieurs institutions publiques. À travers ce projet, l’environnement même de l’école devient un véritable laboratoire vivant du développement durable.
Les élèves peuvent désormais observer, expérimenter et participer directement à différentes solutions concrètes : récupération et réutilisation de l’eau de pluie, potager et jardin de plantes médicinales, agriculture sous serre, hydroponie, recyclage et autres initiatives liées à la préservation de l’environnement.
L’objectif est simple : permettre aux jeunes de passer de la connaissance à l’action.
Au cœur du dispositif se trouve notamment un système de récupération des eaux de pluie permettant de collecter et de stocker l’eau qui peut ensuite être utilisée pour l’irrigation des plantations de l’école.
Le potager et le jardin de plantes médicinales permettent aux élèves d’explorer les liens entre agriculture, alimentation, biodiversité et santé, tandis que la serre de démonstration les expose à de nouvelles méthodes de production agricole, notamment l’agriculture verticale et l’hydroponie.
Un volet culturel et créatif a permis également aux élèves d’explorer le thème de l’eau à travers le slam, l’art, la vidéo, la musique et différents projets pédagogiques.
L’initiative s’inscrit ainsi pleinement dans une approche de Project-Based Learning, où les élèves apprennent en observant, en expérimentant et en développant eux-mêmes des solutions.
Pour la Mauritius Telecom Foundation, l’engagement autour de cette initiative va au-delà d’un soutien financier.
Ses équipes ont travaillé aux côtés de l’établissement, du ministère de l’Éducation et des différentes institutions partenaires pour accompagner la mise en œuvre concrète de plusieurs composantes du projet.
Cette collaboration mobilise notamment le ministère de l’Agro-Industrie, de la Sécurité alimentaire, de l’Économie bleue et de la Pêche ; le ministère de l’Environnement, de la Gestion des Déchets Solides et du Changement climatique ; le ministère de l’Énergie et des Services publics ; le ministère des Collectivités locales ; la municipalité de Vacoas-Phoenix ; ainsi que plusieurs institutions et organismes techniques.
À l’occasion du lancement, Veemal Gungadin, Chief Executive Officer de Mauritius Telecom et Chairman de la Mauritius Telecom Foundation, a déclaré que « La durabilité ne devrait pas seulement être enseignée dans un manuel. Elle doit pouvoir être vue, touchée et expérimentée. Lorsqu’un élève peut suivre l’eau de pluie depuis le toit de son école jusqu’au réservoir, puis jusqu’à la plante qu’elle permet de faire pousser, une notion abstraite devient une expérience réelle. C’est cette manière d’apprendre que nous voulons encourager. »
Il a ajouté :
« Notre ambition n’était pas simplement de financer un projet. Nos équipes se sont engagées aux côtés de l’école et des différents partenaires pour aider à le rendre possible. Seewa Bappoo peut aujourd’hui devenir un modèle dont nous pouvons apprendre, que nous pouvons améliorer et, demain, reproduire ailleurs. »
Quelque 225 élèves de Seewa Bappoo SSS sont directement concernés par l’initiative, tandis que 14 établissements de la Zone 4 participent aux différentes activités et projets organisés autour du développement durable.
Le projet contribue notamment aux Objectifs de Développement Durable liés à l’éducation de qualité, à l’eau propre, à la consommation responsable et à l’action climatique, tout en illustrant le rôle que peuvent jouer les partenariats entre secteur public, secteur privé, établissements scolaires et jeunes.
Pour la Mauritius Telecom Foundation, l’ambition est désormais de tirer les enseignements de cette première expérience et d’examiner comment ce type de modèle peut être développé plus largement.
Parce que le développement durable ne s’apprend pas seulement. Il se pratique.

