Le ministère de l’Égalité des Genres effectuera bientôt un sondage en porte-à-porte sur la prédominance de la violence basée sur le genre à Maurice. C’est ce qu’a affirmé la ministre de l’Égalité des genres, Kalpana Koonjoo-Shah, lors d’une session de formation d’un jour sur la violence sexiste, mercredi matin, au National Women Development Centre, à Phoenix. Cette formation avait réuni 30 agents de terrain, issus de la Social Welfare Division et du Sugar Industry Labour Welfare Fund. Ce sondage s’inscrit dans le cadre d’une étude réalisée par un consultant nommé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).
La ministre Kalpana Koonjoo-Shah a fait part de sa conviction à l’effet qu’une action forte et efficace est nécessaire pour traiter le problème de la violence sexiste. « La violence fondée sur le genre doit être abordée de manière holistique et nécessite plus que des cadres législatifs et institutionnels. Bien que la loi sur la protection contre la violence domestique soit sur le point d’être modifiée et que le Gender Equality Bill soit bientôt présenté à l’Assemblée nationale, ces mesures ne sont pas suffisantes, car la lutte contre la violence fondée sur le sexe nécessite une approche globale », dit-elle.
La ministre est d’avis que « comprendre la violence sexiste nécessite une compréhension mutuelle de la racine du problème ». D’où l’importance d’une recherche fondée sur des preuves avant de déclencher des actions efficaces. Elle souligne également que l’enquête permettra par la suite de rassembler des informations sur les répercussions de la violence sexiste sur les femmes, les enfants, les familles et la société dans son ensemble. « Cela permettra aussi d’entendre et de considérer la voix des victimes de violences. »
Elle en a profité pour citer quelques chiffres. Ainsi, de janvier à mai de cette année, 1 200 cas de violence domestique ont été recensés par le Family Support Bureau, dit-elle. Et pour la même période, la Police Family Protection Unit a enregistré le même nombre de cas.
L’étude est une composante importante du National Strategy and Action Plan pour l’élimination de la violence sexiste, qui a été lancé en novembre 2020 par le comité interministériel de haut niveau institué sur la violence sexiste. Les objectifs de cette étude sont d’identifier les principales formes de violence fondée sur le genre, d’évaluer l’impact des interventions actuelles, d’explorer la portée et l’ampleur de la prévalence de la violence fondée sur le genre, et de faire des recommandations, conformément à la stratégie nationale.

