ENVIRONNEMENT : La 2e phase de Riche-Terre Eco-Industrial Zone lancée

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La deuxième phase du projet Riche-Terre Eco-Industrial Zone a été officiellement lancée, jeudi, avec l’ambition de renforcer durablement les actions en faveur de la propreté, du verdissement et de la protection de l’environnement dans cette zone industrielle.
Intervenant, hier, à la Training Room de Scott & Co Ltd, à Riche-Terre, lors de la cérémonie, le ministre de l’Environnement, de la Gestion des déchets solides et du Changement climatique, Rajesh Bhagwan, a salué la mobilisation d’une trentaine d’entreprises de la région, aux côtés de Mauri-Facilities, du conseil de district de Pamplemousses, de la Road Development Authority, du Forestry Service et des forces vives de Baie-du-Tombeau.
Pour le ministre, l’intérêt majeur de cette deuxième phase réside dans la continuité de l’action. « Quand un projet démarre, ce qui compte vraiment, c’est le suivi », a-t-il souligné, appelant à dépasser les opérations ponctuelles de nettoyage pour instaurer une culture de l’entretien au quotidien. Au cœur de cette nouvelle phase figure notamment l’initiative Adopt-a-Zone, qui prévoit que les entreprises participantes prennent en charge l’entretien de zones déterminées. De son côté, Mauri-Facilities assurera la propreté d’un tronçon de 1,2 kilomètre.
Cette approche doit permettre de passer d’interventions occasionnelles à un système d’entretien régulier et partagé. « À quoi bon nettoyer aujourd’hui si c’est pour retrouver le même problème demain ? », a lancé le ministre, qui souhaite voir émerger des espaces qui restent propres, entretenus et valorisés.
Cette vision s’inscrit dans une démarche plus large de responsabilisation collective. Le ministre a rappelé que la protection de l’environnement ne relève pas uniquement de l’État, mais implique également les entreprises, les collectivités locales, les organisations communautaires, les ONG et les citoyens.
Le lancement de la Phase 2 intervient au lendemain du démarrage de l’opération Zero Depo, menée avec le ministre des Collectivités locales, Ranjiv Woochit. Cette initiative vise notamment à lutter contre les dépotoirs illégaux et à renforcer la collecte des encombrants afin de limiter leur abandon dans la nature.
Pour le ministre de l’Environnement, les deux initiatives répondent à une même logique : faire de la gestion de l’environnement une responsabilité partagée et permanente, plutôt que de limiter les interventions aux grandes journées internationales consacrées à l’environnement. « Nous ne devons pas attendre le World Clean Up Day ou le World Environment Day pour agir. La propreté, ça se vit tous les jours », a-t-il déclaré.
Le projet entend également accorder une place importante aux communautés locales. Le ministre est revenu sur la nécessité de placer les habitants au centre de la démarche, en raison de leur connaissance directe des réalités et des problèmes environnementaux auxquels leur région est confrontée.
La Phase 2 prévoit, par ailleurs, des actions de plantation d’arbres et de verdissement. Sur ce volet, le ministre a appelé à privilégier des espèces adaptées au territoire, notamment des plantes endémiques, plutôt que de réduire la plantation à une simple opération symbolique.
Il a également insisté sur l’importance de l’entretien des arbres après leur plantation. Arrosage, suivi et protection doivent permettre d’assurer leur survie et leur développement dans le temps, particulièrement dans un contexte marqué par les effets du changement climatique.
Citant Rabindranath Tagore – « Celui qui plante des arbres, sachant qu’il ne s’assiéra jamais à leur ombre, a au moins commencé à comprendre le sens de la vie » – le ministre a présenté les plantations comme un investissement au bénéfice des générations futures.
À travers la Phase 2, l’objectif affiché est ainsi de faire de Riche-Terre un exemple de gestion environnementale intégrée dans une zone industrielle. Le projet ambitionne, à terme, de servir de modèle reproductible dans d’autres zones industrielles de Maurice, en démontrant qu’une collaboration entre le secteur privé, les pouvoirs publics, les collectivités et les communautés peut inscrire les actions environnementales dans la durée.
Pour sa part, Patrice Robert, Deputy CEO d’IBL Group et initiateur du projet, a expliqué que l’idée d’embellir la zone industrielle de Riche-Terre lui est venue après son retour au pays, au terme de dix années passées à Singapour.
Revenant sur les premières initiatives de plantation, il a indiqué que la première plante mise en terre sur l’autoroute, c’était au Quai D, à côté de Thon des Mascareignes. « Le lord-maire, à l’époque, avait pris l’initiative de planter également des arbres de l’autre côté du rond-point du Quai », a-t-il souligné.
Selon lui, ces arbres avaient été plantés il y a environ 18 ans. Toutefois, avec la création d’une troisième voie à proximité de Princess Tuna, les bois noirs qui se trouvaient le long de l’autoroute ont dû être coupés. « Nous avons dû replanter des arbres », a-t-il expliqué.
Pour Patrice Robert, cette deuxième phase s’inscrit dans la continuité de cette démarche environnementale. « La deuxième phase maintenant est d’embellir la zone industrielle pour la génération future. Nous avons été un maillon de cette chaîne et, grâce à vous tous, nous réussirons ce pari. Dans quelques années, nous aurons une zone beaucoup plus agréable et verte », a-t-il affirmé. Un Memorandum of Understanding a aussi été signé par  les différentes entreprises qui participeront à l’embellissement de la zone industrielle de Riche-Terre.

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