L’affaire Micheline Virahsawmy : Ashok Subron annonce l’ouverture d’une enquête

La publication, dimanche dernier, dans nos colonnes, d’un article sur le « harcèlement » administratif que la chanteuse Micheline Virahsawmy dit subir de la part d’un employé de la MASA, a provoqué des réactions. Dès lundi, une préposée du ministère de la Solidarité a pris contact avec la chanteuse et le ministre lui a téléphoné. Tout comme le leader de l’Opposition parlementaire. Mais jusqu’à hier, silence radio du ministère de la Culture et de la MASA, pourtant chargés de s’occuper et de protéger les artistes mauriciens.
Dans sa lettre datée du 4 mai, la chanteuse faisait état d’un harcèlement qu’elle dit subir de la part d’un employé de la MASA. À travers des coups de téléphone répétés, ce dernier exige la restitution d’une somme de Rs 25,000 qui avait été octroyée à la chanteuse dans le cadre de The MASA Financial Assistance Policy, en 2020. Fatiguée de ces demandes répétées, la chanteuse avait écrit plusieurs lettres à la direction de la MASA dont le directeur lui avait répondu, en juillet 2025, que « the MASA Financial Assistance Policy is non-refundable » et avait promis de prendre les actions nécessaires contre l’employé.
Aucune action n’ayant suivi la promesse du directeur, la chanteuse a, donc, écrit aux ministres de la Culture et de l’Intégration Sociale, ainsi qu’à la MASA, au début du mois. Le lendemain de la publication de l’article dans Week-End, une employée du ministère de l’Intégration Sociale a pris contact avec l’entourage de la chanteuse.
Par la suite, le ministre Ashok Subron s’est entretenu personnellement en deux occasions avec la chanteuse et lui a promis de faire ouvrir une enquête sur ce cas allégué de harcèlement d’une personne du 3ème âge malade et qui, de plus, est une des grandes voix de la chanson engagée et de la chanson mauricienne.
Après coup, Joe Lejongard, le leader de l’Opposition, a également pris contact avec Micheleine Virahsawmy. Une question parlementaire sur cette affaire de « harcèlement » serait à l’étude.
Par contre, jusqu’à samedi, ni le ministère de la Culture ni la direction de la MASA n’ont jugé utile de contacter la chanteuse ou d’ouvrir une enquête sur le contenu de la lettre quelle leur avait adressée.

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