L’Union of Private Secondary Education Employees (UPSEE) dénonce une « liaison dangereuse » entre la direction du Mauritius College et la Private Secondary Education Authority (PSEA), responsable des collèges privés.

En conférence de presse ce jeudi 5 novembre, Jhugdamby Bhojeparsad, président de l’association, déplore que « la situation s’est empirée au sein de l’établissement ». Il fait état « d’intimidation » et « d’extorsion » dont seraient victimes les employés et les élèves.

« Le problème au collège Mauritius perdure depuis près de quatre ans. Suite à la manifestation des élèves en octobre et la visite de la PSEA, rien n’a changé. Au contraire, les choses se sont aggravées », déclare-t-il.

Alors qu’il y a un « problème industriel » dans ce collège, le syndicaliste s’étonne que « aucun fact finding committee n’a été instauré par la PSEA jusqu’ici ». Et de rajouter que « nous détenons des informations damming sur les relations entre la PSEA et le Mauritius College. Ils sont de connivence ».

Si un Fact Finding Committee n’est pas instauré, l’UPSEE menace de réunir des éducateurs de toute l’île pour un rassemblement devant la PSEA. L’association prévoit aussi d’entamer des procédures pour une grève légale.

Pour rappel, au mois d’octobre, les élèves du Mauritius College à Curepipe ont exprimé leur ras-le-bol en ce qui concerne les « mauvaises conditions » dans lesquelles ils seraient appelés à étudier à travers des manifs au sein du collège.


Transfert suite à la manif : une élève sans collège

Une étudiante du Mauritius College a reçu sa lettre de transfert. Selon les indications, on reprocherait à cette élève de Grade 11, dont les examens sont en novembre, d’avoir participé à la manif du 7 octobre. Toutefois, la mère de l’élève déplore qu’on l’aurait forcée à signer cette lettre. À ce jour, l’étudiante n’a toujours pas reçu d’affectation dans un autre collège. La mère compte porter plainte devant les autorités. D’autant que la direction du Mauritius College lui demanderait de « présenter des excuses » afin que sa fille soit reprise.