L’intervention subie par le ministre Bachoo fait des vagues : Haniff Peerun (MLC) « La santé est un droit, pas un privilège »

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« La récente intervention chirurgicale du ministre de la Santé, Anil Bachoo, réalisée dans un hôpital public avec l’intervention d’un médecin du secteur privé, suscite légitimement des interrogations. Nous lui souhaitons avant tout un prompt rétablissement.

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« Toutefois, cette situation mérite des éclaircissements. Quels sont les règles et les protocoles qui permettent à un médecin du secteur privé d’intervenir dans un hôpital public ? Si cette collaboration est autorisée et bénéfique pour les patients, elle devrait être clairement encadrée et accessible selon des critères transparents, sans distinction de statut ou de moyens financiers.

« Nos hôpitaux publics disposent de nombreux médecins spécialistes employés par l’État, dont plusieurs exercent également dans le secteur privé, ainsi que de médecins étrangers qui viennent apporter leur expertise dans nos établissements publics. Ces collaborations peuvent contribuer à améliorer la qualité des soins, mais elles doivent fonctionner dans un cadre clair, équitable et transparent.

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« Cette situation doit également nous amener à réfléchir plus largement à l’état de notre système de santé. Malgré les efforts consentis, beaucoup de patients rencontrent encore des difficultés dans le secteur public et sont souvent contraints de se tourner vers le privé, où les consultations et les opérations coûtent très cher. « Les deux secteurs peuvent être complémentaires. Mais une chose doit rester fondamentale : la qualité des soins ne doit pas dépendre de la capacité financière du patient.

« Nous appelons donc à une clarification des protocoles et à une réflexion nationale sur l’organisation de notre système de santé afin de garantir à chaque citoyen, riche ou moins fortuné, un accès équitable à des soins de qualité. La santé est un droit, pas un privilège. Notre objectif doit être de construire un système de santé équitable, et non un système à deux vitesses, au service de tous les Mauriciens.

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