• Un transformateur du CEB établit la connexion Ally Royals/Josian Deelawon, celui qui a dénoncé sans hésitation Pravind Jugnauth, avec en toile de fond les White Parties de Maradiva
• La démarche de Bobysen Rawasawmy, un des Ascot Boys du clan Ramdenee, à la veille de la dernière opération de la FCC, confirme les liens organiques du réseau
Depuis la semaine écoulée, l’un des volets les plus notoires de la Maradiva, Lakaz Mama Connection, en l’occurrence les valises à Rs 113,8 millions en devises et en roupies, sans compter les montres Rolex et autres Luggage Trackers, a connu un rebondissement royal. Pourtant, depuis la détention de l’ex-Premier ministre et leader du Mouvement Socialiste Militant (MSM), Pravind Jugnauth, au lendemain de la Saint-Valentin, ce dossier d’enquête avait été traité avec des gants au niveau de la Financial Crimes Commission (FCC) en vue de ne pas entamer l’intégrité du dossier à charge. Ceux, qui prétendent être dans le secret des dieux affirmaient récemment que les Findings des limiers de la Financial Crimes Commission devaient être transmis à l’Office of the Director of Public Prosecutions (ODPP) for Necessary Action.
Toutefois, l’arrestation au cours de la semaine écoulée du dénommé Ally Moortooza Boolaky, âgé de 23 ans, et aussi connu sous le nom de scène virtuel, Ally Royals, est venue ajouter de nouvelles perspectives accablantes, pour ne pas dire irréfutables à ce réseau de fraude et de blanchiment de fonds opéré sous le précédent gouvernement à l’ombre du Sun Trust. Et vendredi en fin de journée, la Financial Crimes Commission remettait cela encore une fois, avec un doublé. Cette fois-ci, un dénommé Bobysen Ramasawmy, haut cadre du groupe hôtelier Maradiva et un des Ascot Boys du clan Ramdenee, se faisait interpeller pour le délit d’entrave au cours d’une enquête sous les dispositions de la Financial Crimes Commission Act.
Ce haut cadre de Maradiva savait qu’il était de son devoir de protéger un des leurs en prévenant Ally Royals, à la veille de son arrestation que la Financial Crimes Commission, d’menait une opération le concernant. Une information, qui pourtant était sous le sceau du secret jusqu’à son exécution. Ce simple détail confirme que le QG de la Financial Crimes Commission n’est nullement Leakage-Proof. D’ailleurs, un des anciens commissaires de la Financial Crimes Commission se bat en Cour dans un autre High Profile Case, notamment celui de l’homme d’affaires malgache Mamy Ravatomanga, qui est toujours en détention à la Melrose High Security Prison.
Cette relance dans l’enquête susceptible de faire la lumière sur les dessous de la sombre affaire des valises contenant Rs 113,8 millions a été rendue possible suite à un décryptage de la mémoire de téléphone d’un des suspects. Que ce soit dans les deux étapes pénales de la semaine dernière. Dans un premier temps, le nom d’Ally Royals est remonté à la surface avec la Forensic Analysis du téléphone de nul autre suspect que l’homme d’affaires Josian Deelawon, celui qui n’a pas hésité dès son arrestation à jeter le nom de Pravind Jugnauth en pâture comme étant la main derrière ces trois valises, valant leur poids d’or de Rs 113,8 millions.
Et en fin de semaine, c’est encore des informations retrieved d’un autre mémoire de téléphone que celui, qui est considéré au sein du groupe Maradiva comme étant The Executing Arm du beau-frère de l’ancien Premier ministre, Sanjeev Ramdenee, de se faire rattraper par l’enquête de la Financial Crimes Commission. Egalement suite à la confirmation d’un échange en urgence avec Ally Royals.
Ainsi, dans ce dernier cas, Bobysen Rawasawmy, un habitant de Flic-en-Flac, habitué du superluxe et des White Parties de la bande à Ramdenee, passe le week-end à l’Alcatraz Detention centre après son passage à la Week-End Bail Court. Il est accusé du délit d’entrave à une enquête pour avoir averti Ally Royals. « FCC pou vinn aret twa », avait-il averti son compère de Maradiva à la veille de son arrestation en début de semaine.
Des recoupements d’informations effectués par Week-End auprès des sources concordantes et bien informées indiquent que les téléphones de principaux protagonistes, assumant les premiers rôles dans l’épisode sans fin de Maradiva, Lakaz Mama, n’ont pas encore livré tous leurs secrets et que la Financial Crimes Commission prévoit nullement de ne pas brûler les étapes par rapport aux dispositions de l’Information and Communication Technologies Authority Act, voulant à tout prix éviter toute violation des droits fondamentaux.
Néanmoins, les informations, dont recèlent les mémoires de ces téléphones s’avèrent être des plus cruciales dans le cadre du démantèlement de ce réseau de corruption et surtout de blanchiment de fonds.
Ces détails devront ultérieurement servir à établir la liste des principaux bénéficiaires des fonds blanchis dans le circuit sur la base de Judge’s Orders à solliciter des juges siégeant en référé pour des besoins des procès devant être instruits devant les instances pénales compétentes. Du côté de la Financial Crimes Commission, les deux charges provisoires Preferred de Rs 75 000 de de Bribe Money dans le cas du Central Electricity Board et d’Air Mauritius contre Ally Royals ne constituent que le Tip of the Iceberg du réseau en opération sous haute protection politique jusqu’en novembre 2024.
Comme dans le cas du dénommé Bobysen Ramasawmy, les éléments collectés autour d’Ally Royals mènent du côté de ce lieu de rendez-vous par excellence des White Parties sur la côte Ouest et consolident la thèse de Maradiva Lakaz Mama. La notoriété d’Ally Royals dans les hautes sphères du MSM avant les dernières élections générales ne souffrent d’aucune contestation.
Ce jeune, dont la réputation sur les réseaux sociaux n’était plus à faire à une époque, s’était même permis de remettre en question l’authenticité de Pravind et de Kobita Jugnauth dans les fuites de conversation des Moustass Leaks. Avec ce nouveau chapitre dans l’enquête, ce suspect détient une carte royale, susceptible de permettre à la Financial Crimes Commission de démasquer l’Ultimate Holding des values à Rs 113,8 millions de la Saint-Valentin de 2025.
Dans l’immédiat, deux versements de Rs 75 000 demandent à être élucidés pour comprendre le mécanisme de corruption et de blanchiment de fonds. En guise de défense au mouvement de Rs 75 000 de Josian Deelawon à son compte, Ally Royals plaide un paiement pour des besoins de campagnes promotionnelles sur les réseaux sociaux.
Mais la Financial Crimes Commission a signifié son intention d’identifier au-delà de tout soupçon les Ins et Outs des démarches du côté du Central Electricity Board pour les besoins d’installation de ce transformateur d’électricité pour le compte de l’homme d’affaires. Le dossier de la demande formulée à cet effet au CEB devrait permettre une meilleure orientation des démarches.
Toutefois, le cas de la compagnie aérienne nationale, Air Mauritius, se présente sous un autre aspect vu que cette affaire relève d’une promotion au sein du personnel. Aucune des sources, approchées, n’a voulu confirmer sur d’autres d’interventions illégales au sein des corps para-publics contre paiement. Le fait demeure que ces deux cas susmentionnés sont considérés comme porteurs de Prima Facie Evidence pour justifier la détention provisoire de cet acteur royal sur le plan politique jusqu’à la fin de 2024.
La Financial Crimes Commission croit dur comme fer que les éléments les plus compromettants dans l’opération Maradiva, Lakaz Mama, découleront des conséquences d’un Judge’s Order visant à initier un Money Trail de ce débutant sur la scène avec des ambitions démesurées à la manière des Bentley, des cigares et du champagne des White Parties.
En tout cas cette étape pourrait prendre la forme d’une boîte de Pandore de High Level Political Connections sous le précédent gouvernement de Pravind Jugnauth.
A ce jour, la question intrigante demeure pourquoi Josian Deelawon, « ki ti pe naz dan gran dilo Maradiva » a eu besoin d’avoir à solliciter un jeune du giron pour faire accélérer l’installation d’un transformateur du Central Electricity Board. Par contre, les Rs 75 000 avec le cas d’Air Mauritius risque de faire autant de bruit que les valises de Rs 113,8 millions de la Saint-Valentin de 2025 de par les éventuels intervenants dans les démarches.
En perspective, un nouvel épisode à rebondissements dans l’opération Maradiva, Lakaz Mama…
Encadré
Affaire Ally Royals
Une charge provisoire de ‘interference with witness’ logée contre Bobbysen Ramasawmy
• La FCC compte s’opposer à toute remise en liberté conditionnelle à ce stade
Une charge provisoire de « interference with a potential witness », en infraction avec la section 141 de la Financial Crimes Commission Act, a été logée par la Financial Crimes Commission (FCC) contre Bobbysen Ramasawmy, un habitant de Flic-en-Flac âgé de 44 ans.
Ce dernier a comparu devant la Bail & Remand Court (BRC) ce samedi 16 mai et été reconduit en détention policière. Une prochaine comparution est prévue ce lundi 18 mai 2026 devant la Cour de district de Port-Louis. À ce stade, la FCC compte s’opposer à toute remise en liberté conditionnelle du prévenu.
C’est alors que les enquêteurs de la FCC analysaient le contenu du cellulaire d’Ally Moortooza Boolaky, alias Ally Royals, qu’ils sont tombés sur un message provenant de Bobbysen Ramasawmy. Ce dernier aurait averti Ally Royals qu’on allait procéder à son arrestation, et cela deux jours avant que cette arrestation ne soit effectuée par la FCC le mercredi 13 mai.
Bobbysen Ramasawmy a été arrêté le vendredi 15 mai par la FCC, qui a ensuite procédé à son interrogatoire. Les enquêteurs essaient de démêler comment le dénommé Ramasawmy connaissait la date de l’arrestation d’Ally Royals.
Ce que l’on sait sur le dénommé Bobbysen Ramasawmy : il possède une longue expérience dans le domaine de l’hôtellerie et avait été nommé en mars 2016 comme Head of Sales de Maradiva Villa Resorts & Spa, quoiqu’il s’est présenté aux enquêteurs de la FCC comme « self-employed ».
Bobby Ramasawmy, pion important de Maradiva Lakaz Mama Connection, aux côtés de Sanjiv Ramdanee, à Royal Ascot
Ally Royal, cigare en main avec ses amis, dont Josian Deelawon à la White Party de Maradiva
Au milieu la cour Abhishek Gooransing, un business man dans l’évnementiel
A mettre photos valises et de Deelawon aussi
Opération Maradiva, Lakaz Mama : Doublé ROYAL dans la valise à Rs 113,8 M Saga
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