Pesticides, cancers et sécurité alimentaire : le Reform Party tire la sonnette d’alarme

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La docteure Manjeeta Baichoo a tiré la sonnette d’alarme sur les risques potentiels liés à l’utilisation des pesticides et leurs conséquences sur la santé publique. Le Reform Party, dirigé par Roshi Bhadain, actuellement à l’étranger, plaide pour un renforcement des contrôles, un meilleur accompagnement des planteurs et le développement de nouvelles solutions pour assurer la sécurité alimentaire à Maurice.

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La question des pesticides et de leurs effets potentiels sur la santé était au centre de l’intervention de la docteure Manjeeta Baichoo. Elle a notamment évoqué les risques associés à l’exposition aux résidus de pesticides présents dans l’environnement et l’alimentation, dans un contexte marqué par les préoccupations concernant l’augmentation des cas de cancer à Maurice.

Selon les chiffres avancés lors de cette intervention, le pays serait passé d’environ 60 nouveaux cas de cancer par mois en 2024 à 185 en 2025, pour atteindre actuellement entre 200 et 300 cas mensuels. Ces données devront toutefois être confrontées aux statistiques officielles. La docteure Manjeeta Baichoo a également abordé les effets potentiels de certaines substances chimiques sur les femmes enceintes, les enfants et les adultes.

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Les risques évoqués concernent notamment les troubles du développement, les perturbations hormonales, les pubertés précoces, l’asthme et certains cancers. Si l’exposition à certains pesticides peut présenter des risques sanitaires avérés, les liens avancés entre ces substances et l’ensemble des pathologies citées nécessitent une vérification scientifique rigoureuse.

Des contrôles plus stricts sur les fruits et légumes

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Au-delà des préoccupations sanitaires, le Reform Party insiste sur la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle des produits utilisés dans les cultures vivrières. L’existence d’un cadre légal ne suffit pas, selon les arguments avancés, si les moyens humains et techniques nécessaires à son application ne sont pas disponibles.

Le parti préconise ainsi des inspections plus régulières sur le terrain et des analyses systématiques des résidus de pesticides présents sur les fruits et légumes commercialisés. Le manque d’inspecteurs et de laboratoires suffisamment équipés constitue, selon les préoccupations soulevées, un obstacle à une surveillance efficace des récoltes.

Le soutien aux planteurs représente également un enjeu important. Les contraintes financières auxquelles ils font face peuvent compliquer l’accès aux produits phytosanitaires homologués et la transition vers des pratiques agricoles plus respectueuses de l’environnement.

Des aides ciblées, une certification officielle des produits biologiques et la promotion du compostage figurent parmi les pistes avancées pour encourager une agriculture plus durable. Le coût des aliments biologiques demeure toutefois un obstacle pour de nombreuses familles, d’où la nécessité de réfléchir à des mesures permettant de les rendre plus accessibles.

La sécurité alimentaire constitue un autre volet des propositions mises en avant par le Reform Party. Son leader, Roshi Bhadain, défend notamment le développement de la mariculture terrestre à des fins alimentaires et dermo-pharmaceutiques.

Cette méthode consiste à cultiver des algues sur la terre ferme en utilisant des eaux riches en nutriments provenant notamment de certaines activités industrielles, dont la transformation du thon et les laiteries. L’objectif est de valoriser ces effluents tout en limitant les risques de pollution des lagons, à condition que leur traitement et leur utilisation respectent des normes environnementales strictes.

Les données avancées dans le cadre de cette proposition font état d’une croissance des cultures jusqu’à 60 % plus rapide et d’une teneur en protéines multipliée par quatre. Ces résultats nécessitent toutefois d’être étayés par des études scientifiques précisant les espèces cultivées et les conditions expérimentales.

Pour le Reform Party, cette approche pourrait contribuer à diversifier la production locale et à explorer de nouvelles possibilités dans les secteurs alimentaire et pharmaceutique.

Sur le plan politique, le Reform Party a également critiqué la prestation du leader de l’opposition lors de la Private Notice Question (PNQ). Selon le parti, cette séance représentait une occasion importante d’interpeller le Premier ministre, mais les échanges n’auraient pas été suffisamment approfondis.

La question des pensions a également été soulevée. Le parti estime que les parlementaires élus sous la bannière de l’Alliance du Changement, qui avaient auparavant voté en faveur des réductions concernées, partagent une responsabilité dans ces décisions.

Le Reform Party affirme ainsi vouloir défendre la restitution intégrale des pensions aux bénéficiaires concernés.

À travers ces différents dossiers, le parti dirigé par Roshi Bhadain met en avant ses préoccupations en matière de santé publique, de protection sociale et de sécurité alimentaire, tout en appelant à des mesures concrètes pour répondre aux défis auxquels Maurice est confrontée.

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