Canettes, bouteilles, sacs plastiques, morceaux de ferraille, filets de pêche abandonnés et autres détritus enfouis dans le sable ou piégés dans les fonds marins. Au total, plus de 230 kg de déchets ont été retirés des lagons et littoraux de l’océan Indien lors d’une vaste opération environnementale menée simultanément par The Lux Collective dans neuf Resorts à Maurice, aux Maldives, à La-Réunion et à Zanzibar. Organisée le 6 juin à l’occasion de la Journée mondiale de l’Environnement et de la Journée mondiale des Océans, cette mobilisation a réuni plus de 280 participants autour d’un objectif commun : protéger les écosystèmes marins et côtiers de la région.
Cette initiative régionale trouve son origine à Maurice. Anisha Boojihawon, responsable des relations publiques et du marketing de LUX* Belle Mare, explique qu’une première opération similaire avait été organisée il y a deux ans à l’occasion de la Journée mondiale des Océans. « Nous avions réuni des plongeurs locaux, des membres de la Special Mobile Force, des pompiers, des amateurs de snorkeling ainsi que notre partenaire Eco-Sud pour nettoyer la plage et le lagon. L’engouement suscité par cette première édition nous a convaincus de voir plus grand », a-t-elle expliqué.
Forte du succès rencontré, l’équipe a décidé cette année d’étendre l’initiative à l’ensemble des établissements du groupe à Maurice, mais aussi aux Maldives et à La-Réunion, tout en associant les hôtels partenaires SALT et Tamassa. Neuf établissements du groupe ont ainsi pris part à cette opération environnementale simultanée. À Maurice, six Resorts se sont mobilisés : LUX* Grand Baie, LUX* Grand Gaube, LUX* Belle Mare, LUX* Le Morne, SALT of Palmar et Tamassa Bel Ombre. Ils ont été rejoints par LUX* South Ari Atoll aux Maldives, LUX* Saint Gilles à La-Réunion et LUX* Marijani à Zanzibar.
Chaque établissement participant a décliné l’initiative en fonction de son environnement et de ses spécificités locales. Les opérations ont notamment consisté en des nettoyages de lagons et de récifs coralliens, réalisés en plongée sous-marine et en snorkeling, ainsi que des collectes de déchets sur les plages. Les déchets récupérés ont ensuite été triés afin de faciliter leur recyclage.
En parallèle des actions de terrain, les Resorts ont également accueilli des ateliers, des échanges et des sessions de sensibilisation consacrés à la protection des océans et à la préservation des écosystèmes côtiers. Ces activités ont été animées par des Ong et des spécialistes de l’environnement.
Sensibiliser au-delà du nettoyage
Pour Anisha Boojihawon, l’objectif principal de cette initiative dépasse largement le simple ramassage de déchets. « Une journée de nettoyage ne suffira pas à résoudre le problème de la pollution. Ce que nous voulons avant tout, c’est sensibiliser le public et montrer l’impact de nos actions sur les plages et dans l’océan. Si chacun fait sa part au quotidien, nous pouvons réellement faire la différence », a-t-elle souligné. Elle a également évoqué la possibilité d’impliquer davantage d’hôtels à Maurice lors des prochaines éditions, afin de donner plus d’ampleur à l’initiative et de favoriser la diffusion de bonnes pratiques en matière de sensibilisation environnementale.
À Maurice, l’initiative a mobilisé, aux côtés des équipes des Resorts et des clients, de nombreux partenaires locaux, parmi lesquels des autorités publiques, des Ong environnementales, des spécialistes de la conservation marine, des plongeurs professionnels, ainsi que des bénévoles. Parmi eux figuraient notamment la Special Mobile Force, la National Coast Guard, Eco-Sud et plusieurs partenaires du secteur maritime et associatif.
Sur le terrain, les plongeurs mobilisés à Belle-Mare ont constaté que les déchets retrouvés dans les lagons sont souvent les mêmes : canettes de boissons, sacs plastiques, bouteilles, morceaux de tissus, emballages alimentaires et divers débris transportés par les courants. Selon eux, les quantités récupérées restent préoccupantes. « Sur certaines plages, entre 25 et 50 kg de déchets peuvent être collectés en une seule journée. Une grande partie de ces détritus provient malheureusement de gestes du quotidien qui paraissent anodins, mais qui ont des conséquences durables sur l’environnement marin », ont-ils indiqué.
Les plongeurs ont également souligné que les déchets abandonnés sous l’eau représentent une menace directe pour la biodiversité. Les plastiques peuvent en effet être ingérés par les poissons, les tortues ou d’autres espèces marines, tandis que les cordages, lignes de pêche et filets abandonnés deviennent, eux, de véritables pièges pour la faune.
« Lorsque nous plongeons pour ce type d’opération, nous découvrons régulièrement des objets qui n’ont rien à faire dans le lagon. Chaque déchet retiré représente un danger en moins pour l’écosystème marin », expliquent-ils. Avant d’insister sur un message simple, mais essentiel : la protection des océans commence par les gestes du quotidien et l’arrêt total du rejet de déchets en mer. Les plongeurs rappellent ainsi que la protection du lagon ne repose pas uniquement sur les opérations de nettoyage organisées ponctuellement, mais avant tout sur l’adoption de comportements responsables au quotidien.

Un enjeu environnemental et sanitaire
Présent lors de l’opération, le sergent Coodien de la National Coast Guard s’est appesanti sur la menace que représente la pollution marine pour l’écosystème et la biodiversité mauricienne. « Lorsque la vie marine souffre, les conséquences dépassent largement les frontières du lagon mauricien », a-t-il affirmé.
Selon lui, une grande partie des déchets retrouvés dans les lagons provient d’objets du quotidien abandonnés de manière négligente, notamment des bouteilles en plastique, des canettes, des emballages ou encore des fils de pêche en nylon. Le sergent met également en garde contre les risques que représentent ces déchets pour les usagers du littoral.
Les morceaux de verre, les canettes métalliques et les débris rouillés peuvent en effet provoquer des blessures parfois sérieuses et favoriser l’apparition d’infections. « La protection du lagon est à la fois un enjeu environnemental, économique et sanitaire. Préserver nos océans, c’est aussi protéger les personnes qui les fréquentent au quotidien », a-t-il ajouté.
Pour The Lux Collective, cette opération s’inscrit dans une démarche environnementale de long terme déjà déployée dans l’ensemble de ses établissements. Le groupe considère en effet les paysages naturels qui entourent ses Resorts comme un patrimoine vivant et qu’il est essentiel de préserver pour les générations futures. Le groupe collabore également avec des partenaires spécialisés, dont Altruistiq, pour assurer le suivi et la mesure de son empreinte carbone selon des standards internationaux.
Cette première initiative régionale simultanée marque une nouvelle étape dans la stratégie de développement durable du groupe. En coordonnant ses actions dans plusieurs îles de l’océan Indien au même moment, The Lux Collective a pu renforcer l’impact de son engagement et démontrer que la collaboration reste un levier essentiel pour protéger les écosystèmes marins.
À travers cette mobilisation, le groupe réaffirme sa volonté de promouvoir un tourisme plus responsable et régénératif, en associant clients, collaborateurs, communautés locales et partenaires à des actions concrètes en faveur de la préservation de l’environnement.

