Une décision prise pour permettre le bon déroulement de l’enquête indépendante et celle du NHRC
En septembre de l’année dernière, des étudiants de BA (Hons) French, de l’Open University of Mauritius (OU), avaient dénoncé une chargée de cours. Ils lui reprochaient certains propos controversés, ainsi qu’une habitude à « faire échouer » des étudiants. Deux enquêtes, dont une de la National Human Rights Commission (NHRC), sont en cours. Sous la pression, l’Open University a mis la chargée de cours en Administrative Leave la semaine dernière pour les besoins d’enquête.
Avant que cette affaire n’éclate en septembre 2025, des étudiants de BA (Hons) French de l’OU avaient adressé une lettre au ministre de l’Enseignement supérieur, Kaviraj Sukon, pour se plaindre des pratiques d’une chargée de cours. Un grand nombre d’étudiants échouait aux examens et devait reprendre les modules à plusieurs reprises. Certains finissaient par abandonner leurs études. Les étudiants lui reprochaient également d’avoir tenu des propos jugés « sectaires ».
Cette affaire a été reprise à l’Assemblée nationale en novembre dernier, avec Annabelle Savabaddy interpellant le ministre Sukon à ce sujet. Ce dernier avait ainsi révélé qu’une enquête interne avait démontré des « éléments compromettants » contre la chargée de cours et qu’un Fact Finding Committee indépendant allait être mis sur pied pour une enquête approfondie, promettant qu’il n’y aurait pas de Cover Up dans cette affaire.
Entre-temps, des étudiants se sont aussi tournés vers la National Human Rights Commission (NHRC), qui a démarré une enquête. C’est justement sous la pression de cette nouvelle enquête que l’OU a décidé, sept mois après, d’écarter temporairement la chargée de cours de l’université. Dans les milieux concernés, on précise bien qu’il ne s’agit pas d’une « suspension », mais d’un Administrative Leave, le temps des enquêtes en cours – soit un congé payé.
Chez les étudiants qui avaient porté plainte, il y a toutefois de nombreuses interrogations. « Nous avons beaucoup entendu parler de propos compromettants. Les plaintes à la NHRC sont aussi basées dessus. Mais que va-t-il se passer pour nos résultats ? Devrions-nous prendre part de nouveau aux examens ? » se demandent-ils.
Pour la promotion 2024, seuls deux étudiants avaient pu décrocher le BA (Hons) French, contrairement à d’autres filières qui avaient un grand nombre de diplômés. À titre de comparaison, le BA (Hons) English avait 15 diplômés, dont deux ont décroché des First Class Degree.

