RAISON SÉCURITAIRE — Fermeture des écoles : Northfields International School bafoue une décision du GM

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La Northfields International School a ouvert ses portes deux jours de suite, soit mardi et mercredi, malgré la décision gouvernementale de fermer tous les établissements éducatifs du pays en raison de la situation sécuritaire dans le pays. Mardi, le personnel enseignant et non-enseignant était contraint de s’y rendre. Et mercredi, la journée d’école a commencé normalement, avec la présence des élèves du primaire et du secondaire, dans cet établissement privé situé à Labourdonnais, Mapou. Alertés, les inspecteurs de la Private School Education Authority (PSEA) ainsi que des membres de la force policière se sont rendus sur place pour demander la fermeture de l’école et pour faire partir les élèves alors que le personnel devait y demeurer jusqu’à 15h.

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Une situation des plus inquiétantes pour le personnel mauricien et étranger qui y travaille ainsi que pour les élèves et les familles qui fréquentent cet établissement privé mauricien racheté par Inspired Education, présenté comme le leader mondial en matière d’excellence dans le domaine éducatif, en août 2024.

« Hier, les élèves étaient restés à la maison mais aujourd’hui, c’était une journée d’école normale malgré la situation qui prévaut dans le pays et le communiqué du ministère de l’Éducation appelant à la fermeture des écoles », a fait ressortir un membre du personnel qui a demandé à garder l’anonymat.

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« Une note a été envoyée aux parents pour leur dire que les cours auront lieu normalement mercredi. Toutefois, il y a eu beaucoup d’absences. Les inspecteurs de la PSEA se sont rendus sur les lieux dans la matinée et ont demandé de faire partir les élèves. On a reçu un mail pour dire que after review, cette décision a été prise par la direction. Les parents ont été contactés immédiatement pour venir les chercher. Pour ceux qui ne pouvaient pas venir les récupérer, les enfants ont été gardés dans le hall sous surveillance. Et les enseignants devaient se rendre dans leurs classes respectives pour assurer les cours en ligne », fait-on comprendre.

Le-Mauricien a appris aussi que les membres du personnel qui ont des enfants inscrits dans l’établissement et ayant signifié leur intention de rentrer chez eux ont été appelés à poser un “leave” pour pouvoir le faire.

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Le ministre de l’Éducation, Mahend Gungapersad, a déploré cette situation et a annoncé que des actions seront prises. « Le Cabinet a pris une décision. Les officiers du ministère de l’Éducation et de la PSEA feront le nécessaire », a déclaré le ministre. Il s’est appesanti sur le fait que « les écoles privées payantes surtout ont envoyé une note aux parents pour demander aux enfants de venir à l’école. Nous déplorons cela. »

Contacté, le président de l’UPSEE, Arvind Bhojun, a affirmé à Le-Mauricien  que « plusieurs membres nous ont contactés pour affirmer qu’ils ont reçu des mails les obligeant à aller contre la décision gouvernementale et à venir travailler. Il nous semble que Northfields International School, qui est gérée par un personnel étranger, banalise la loi mauricienne.

Ce n’est pas la première fois que les gestionnaires agissent comme s’ils sont au-dessus de la loi du pays. Nous comprenons tout à fait que des parents professionnels travaillent, mais l’école ne doit pas devenir une garderie. Et encore plus lorsqu’il y a un état d’urgence dans le pays et un communiqué officiel émis par les autorités pour assurer la sécurité des enfants et de la population en général. »

 

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