(Textile) Conditions d’emploi : colère des ouvriers bangladais de Ji Yun Ltd

Une centaine d’employés de Ji Yun Ltd se sont rendus au ministère du Travail hier pour porter plainte contre leurs conditions et du fait qu’ils ne percevaient qu’un salaire réduit. Ils réclament la démission de la responsable des ressources humaines qui, disent-ils, agit de manière « abusive » à leur égard. Ce n’est pas la première fois que ces employés portent plainte. Ils disent également que plusieurs collègues ont été déportés après avoir réclamé de meilleures conditions.

- Publicité -

Sur un papier qu’il compte présenter aux officiers du ministère du Travail, cet ouvrier bangladais a noté les grandes lignes de leurs revendications. En priorité : le départ de la responsable des ressources humaines. « Nous refusons de reprendre le travail tant qu’elle sera là », disent-ils. Ils expliquent qu’ils travaillent « sous pression » et que lorsqu’ils n’arrivent pas à rendre le nombre de pièces demandées, ils sont « privés de repas ».

De même, ajoutent ces ouvriers bangladais, plusieurs de leurs collègues ont été renvoyés dans leur pays par le passé, après avoir protesté contre les conditions de travail. Montrant sa fiche de paie, cet ouvrier dit ne percevoir que Rs 3 200 par mois. De même, le contrat d’une dizaine d’entre eux est arrivé à expiration et ils sont toujours bloqués à l’usine, étant donné que les frontières sont fermées.

- Publicité -

Le syndicaliste Faizal Ally Beegun, sollicité par les ouvriers, affirme que ce n’est pas la première fois que cette usine est pointée du doigt. « Chaque trois à quatre mois, il y a des plaintes au ministère. Les relations industrielles sont très tendues. Les ouvriers déplorent le fait que les officiers du ministère soient plus proches de la direction. Ils affirment que lorsqu’ils refusent de se plier aux exigences de l’usine, ils sont privés de nourriture. On leur demande d’aller chercher à manger ailleurs. »

Il déplore aussi le fait que les officiers du ministère aient interdit aux ouvriers de se rassembler devant la Victoria House avant son arrivée. Faisal Ally Beegun regrette qu’en dépit des différentes plaintes au ministère, la situation ne se soit pas améliorée à ce jour.

EN CONTINU
éditions numériques