Transport en commun Bus Modernisation Scheme : subventions bientôt revues

Le gouvernement prévoit une refonte en profondeur du Bus Modernisation Scheme (BMS), avec à la clé une révision des subventions accordées aux opérateurs d’autobus à Maurice et à Rodrigues. Cet exercice, actuellement mené par la National Land Transport Authority (NLTA), vise à adapter les aides financières aux réalités économiques du secteur ainsi qu’aux nouvelles priorités environnementales.

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Introduit en 2014, le Bus Modernisation Scheme a été conçu pour encourager le renouvellement de la flotte d’autobus en circulation à travers le remplacement des véhicules vieillissants par des modèles plus modernes, plus sûrs et conformes aux normes environnementales. Le programme ambitionne également d’améliorer le confort des passagers, la fiabilité du transport public et la sécurité routière.

À Maurice, les opérateurs bénéficient actuellement d’une subvention représentant 20 % du coût d’acquisition d’un autobus diesel à plancher haut, avec un plafond fixé à Rs 700 000. Les autobus semi-low floor donnent droit à une aide de Rs 1 million, tandis que les autobus électriques peuvent bénéficier d’une contribution équivalant à 30 % du prix d’achat, plafonnée à Rs 3,5 millions.

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À Rodrigues, avec une flotte de 73 autobus, les opérateurs obtiennent depuis 2017 une subvention de Rs 1 million pour l’achat d’autobus à plancher haut, soit Rs 300 000 de plus que les opérateurs mauriciens. Cette différence est principalement attribuée aux coûts additionnels liés au transfert des véhicules entre Maurice et Rodrigues, ainsi qu’à l’usure accélérée des autobus due au relief de l’île.

Les opérateurs rodriguais doivent également faire face à des dépenses supplémentaires pour l’approvisionnement en pièces de rechange, majoritairement de Maurice. Dans ce contexte, la NLTA intervient principalement pour vérifier la conformité des véhicules aux règlements en vigueur avant de recommander le versement des subventions.

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S’agissant des préoccupations entourant le coût des carrosseries, les informations émanant de la NLTA indiquent que celles-ci ne coûtent pas davantage que le châssis et le moteur, même si leur valeur peut représenter entre 85 % et 90 % du coût de ces derniers. Les autorités précisent par ailleurs que le système actuel de subvention ne prend pas en considération les différentes composantes d’un autobus, mais repose plutôt sur le coût global d’acquisition du véhicule.

Les décaissements effectués dans le cadre du BMS à Rodrigues témoignent d’une hausse progressive des investissements au cours des dernières années. Ils se sont élevés à Rs 2 millions durant l’exercice 2022/23, à Rs 3 millions en 2023/24 et à Rs 7 millions en 2024/25. Pour l’année financière 2025/26, trois demandes totalisant Rs 3 millions avaient déjà été traitées juqu’ici.

Dans le cadre du budget 2025/26, la NLTA mène actuellement une révision complète du dispositif afin d’aligner les subventions sur les coûts réels d’investissement des opérateurs, tout en tenant compte des objectifs gouvernementaux en matière de transition environnementale. Le Road Transport Advisory Board a également été sollicité pour soumettre ses recommandations.

 

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