Plusieurs lecteurs du Mauricien ont récemment exprimé sur le site du journal leurs avis par rapport aux propositions du conseiller rouge Kritanand Beeharry de donner un cachet touristique au Trou-aux-Cerfs à Curepipe. Parmi les commentaires relevés sur LEMAURICIEN.COM : le souhait de l’intégration de l’aspect socio-éducatif concernant le volcanisme.
Le projet d’uplifting au Trou-aux-Cerfs intéresse les Mauriciens, dont plusieurs sont intervenus sur LEMAURICIEN.COM pour faire part de leurs points de vue. Ces derniers soulignent avant tout l’aspect socio-éducatif du site emblématique de la ville lumière. Ils suggèrent ainsi un programme sur le volcanisme en vue d’attirer l’intérêt du public.
« Maurice est née de l’activité volcanique, toutes ses chaînes de montagnes élimées sont des bords d’anciens volcans éclatés, toutes les plaines sont des coulées de lave, tous les rochers de basalte au bord des plages sont de la lave solidifiée au contact de la mer. Et tout récemment, des scientifiques viennent de découvrir les traces d’un continent submergé. Or, il n’existe pas à Maurice un lieu qui explique au grand public in situ le volcanisme et surtout la naissance de l’île, notamment en remontant jusqu’à la dérive des continents et le Gondwana et la Lémurie, si importants dans l’imaginaire des poètes mauriciens Malcolm de Chazal et Robert Edward Hart », soutient un des lecteurs.
L’uplifting que prévoit la municipalité de Curepipe, ajoute cet internaute,  est un projet qui devrait intégrer cet aspect éducatif. Il a aussi souhaité que l’aménagement touristico-récréatif ne vienne pas altérer l’aspect naturel du site. Selon lui, « le Trou-aux-Cerfs mérite d’être préservé comme parc naturel ».
Les projets d’aménagement au Trou-aux-Cerfs ne doivent pas aller à l’encontre du concept Maurice île Durable, soutiennent des lecteurs. « Évitez s’il vous plaît le béton, voire les structures trop voyantes qui porteraient atteinte au skyline de cet ancien volcan », a écrit l’un d’eux. D’autres soulignent l’importance de limiter autant que possible « l’empreinte humaine ». « Il y a si peu de sites naturels de cette envergure au beau milieu d’une ville », dit l’un d’eux.