Photo d'illustration

Un constable de police, âgé de 40 ans et affecté dans un poste de l’est de l’île, a été arrêté hier par ses collègues pour avoir agressé son épouse et ses deux enfants mineurs. Le suspect, inculpé au tribunal de Flacq, a été libéré contre une caution de Rs 6 000 et a signé une reconnaissance de dette de Rs 100 000. C’est son épouse de 39 ans qui l’avait dénoncé à la police de Bel-Air-Rivière-Sèche le vendredi 31 janvier.

Elle a déclaré que le policier est rentré du travail vers 5h30 alors qu’il était ivre. Son époux s’est dirigé dans la cuisine, où il est tombé sur son fils de neuf ans qui cherchait quelque chose à grignoter. La plaignante avance que, pour des raisons inconnues, le constable a giflé le petit et lui a lancé « bez f* al lekol sinon to pou kone ki apel mwa ». L’enfant s’est mis à pleurer et son grand frère de 14 ans a pris sa défense et devait reprocher au constable son comportement.

Le quadragénaire, n’ayant pas apprécié que l’adolescent lève la voix, lui a donné une violente claque à la tête. En entendant des cris, la mère s’est ruée dans la cuisine où elle s’est disputée avec son époux. Hors de lui, le policier l’a insultée et a déclaré « to pa pou kapav fer mwa narnien », avant de baisser son pantalon. La plaignante a avancé que son époux, en sous-vêtement, s’est tourné vers ses enfants et elle et les a insultés tout en faisant des remarques sexistes.

Puis, il a pris un couteau en main pour menacer la trentenaire. « Mo pou rey to figir », a-t-il lancé. La mère et ses enfants ont tenté de se mettre à l’abri en quittant la maison. Mais le constable les a suivis à l’extérieur où il a cogné son épouse contre un mur et l’a giflée. Cette dernière s’est débattue et s’est enfuie de la maison avec ses deux fils pour se rendre au poste de police. Elle a déclaré qu’elle s’est blessée à la main gauche et qu’elle a sollicité une assistance médicale. La plaignante avance qu’elle n’est pas détentrice d’un “protection order” et dit réfléchir sur une demande en ce sens.

La police a ouvert une enquête et devait contacter le lieu de travail du policier. Les enquêteurs ont appris que, le jeudi 30 janvier, il ne s’est pas présenté sur son lieu de travail en prenant un congé maladie. Or, le constable avait quitté son domicile ce jour-là en informant son épouse qu’il allait travailler. Selon la police, il se serait rendu chez un ami pour picoler. Ayant appris qu’il fait l’objet d’une enquête pour violence domestique, il s’est rendu hier au poste de police de Bel-Air, où il a été arrêté. Des mesures disciplinaires pourraient être prises à l’encontre de ce constable, qui compte 18 ans de service dans la force policière. Cette enquête se déroule sous la supervision de l’ACP Manaram.