L’identité du cycliste mortellement fauché par une voiture conduite par une ressortissante australienne samedi après-midi, à Bois-Marchand, est connue depuis hier. Il s’agit de Hurbangs Abeelack, un maçon de 45 ans, habitant Cité-La-Cure. La police l’a identifié grâce à ses empreintes.
Hurbangs Abeelack avait été transporté d’urgence samedi à l’hôpital du Nord après l’accident, mais les médecins n’ont pu que constater son décès. Sa famille était sans nouvelle depuis. La conductrice ayant percuté son vélo, une Australienne de 46 ans habitant Pereybère, a été soumise à un alcootest qui s’est révélé négatif. Après avoir passé la nuit à l’hôpital Apollo-Bramwell, elle a obtenu sa décharge le lendemain. Elle a comparu devant le tribunal de Pamplemousses hier sous une charge d’homicide involontaire et a retrouvé la liberté après avoir fourni une caution de Rs 5 000.
Dans sa déposition, l’Australienne a expliqué aux policiers de Terre-Rouge que samedi, elle sortait de Port-Louis et se dirigeait vers le Nord. C’est aux alentours de la passerelle, à Bois-Marchand, que Hurbangs Abeelack a surgi à vélo devant sa voiture. « Je n’ai pas pu l’éviter », a-t-elle déclaré à la police. Le quinquagénaire est mort sur le coup.
Rencontrée par Le Mauricien ce matin, Marie-Gisèle Abeelack, la mère de la victime, raconte que la dernière fois qu’elle a vu son fils, samedi, « il avait pris son vélo vers 11 h et m’avait dit qu’il retournerait dans l’après-midi. Et depuis, on était sans nouvelle. On n’avait pas pensé qu’il aurait pu être celui dont l’identité n’était toujours pas connue. Malgré cela, j’étais inquiète et bouleversée comme toutes les mères en apprenant que la route avait fait une nouvelle victime ».
Marie-Gisèle Abeelack a appris la mort de son fils à midi hier par l’entremise de policiers venus la lui annoncer. « Labsans mo garson dan lakaz bien penib. Mo pa dormi ditou. Kouma mo tann laport ouver, mo sorti… Mo pa ti swet enn lot dimounn viv saki mo finn viv », dit-elle. À ses côtés, Heema Abeelack, la tante de la victime, était également présente à la venue de la police. « Letan mo demann zot (les policiers) ki finn arive, zot dir mwa si mo kapav vinn idantifie lekor mo neve lopital. Se koumsa ki mo finn aprann ki li finn viktim aksidan-la », relate-t-elle.