« Le pays va mal, très mal. Tous les événements démontrent la dérive vers laquelle nous mène le gouvernement PTr. Pei pe couler. Bizin sov nu pei. » C’est le principal message véhiculé à travers l’île par les dirigeants du Remake 2000 durant la semaine et également vendredi dernier, lors d’un grand meeting à Bel Air dans le cadre de la campagne pour le grand rassemblement du 1er mai.  « En tant que dirigeants, nous sommes des guides. Nous sommes là pour guider la population. Mais pour pouvoir faire la guerre, nous avons besoin d’une armée. Et cette armée, c’est vous », dit le leader du Remake, Sir Anerood Jugnauth. « Ouvert ou lizié, fer ou lesprit travay, guette ou lavenir. Compren ki bizin sansma pou ki pei progressé à nouvo », ajoute-t-il, invitant les partisans du MSM-MMM, ceux du PTr et la population dans son ensemble à créer, le 1er Mai à Port-Louis – où se tiendra le meeting du Remake 2000 –, une marée humaine, « une vague tsunami ki pou balié gouvernma. » Ce sera l’occasion, dit-il, d’une démonstration de force du Remake 2000.
Lors de toutes ses interventions, le leader du Remake 2000 s’est attardé sur les inondations du 30 mars. Si aujourd’hui, en raison de son incompétence et de celle de son gouvernement, Navin Ramgoolam veut faire croire que SAJ serait responsable de ces inondations, le leader du MSM-MMM le met au défi de nommer une commission d’enquête pour trouver les vrais coupables. « Nu pa per commission d’enquête, nu. Oui, nu finn mett bann slabs pou dimoun kapav traverser kot Rogers, mais jamais nu pa finn bouss drain », dit-il. Certes, les pluies diluviennes relèvent de la main de Dieu, mais ces sont les hommes – en l’occurrence, le gouvernement incompétent de Navin Ramgoolam – qui sont responsables de la mort des onze victimes du 30 mars, ajoute-t-il, réclamant une commission d’enquête pour faire la lumière sur cet événement et situer les responsabilités. « Si PM ena fiel, ek li maintenir ki nou ki responsab, donn commission denket. Nu pa per », dit-il.
Concernant la situation dans le pays, outre l’affaire MITD, SAJ revient sur le scandale White Dot/ Sunkai, indiquant que d’autres révélations sur cette affaire sont imminentes. Et de laisser entendre que plusieurs proches du PM auraient investi dans les Ponzi Schemes. Il commente également le rapport sur la presse établi par le légiste britannique Geoffrey Robertson concernant la Freedom of Information Act et ses recommandations. SAJ dit espérer que, cette fois, Navin Ramgoolam ne fera pas ce qu’il fait habitude, en mettant ce rapport dans un tiroir, comme il l’a fait avec le rapport du juge Domah en 2008. Abordant brièvement les discussions autour de la réforme qui n’ont pas abouti, SAJ indique que c’est parce que Navin Ramgoolam voulait devenir président de la République exécutif.