Dans un communiqué rendu public ce matin, le ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Protection des Consommateurs revient sur la décision du Petrol Pricing Committee (PPC) de ne pas modifier les prix de l’essence et du diesel.
Le ministère donne deux raisons au maintien des prix de ces carburants : a) le pourcentage de hausse du prix de l’essence calculé par le PPC est de 1.30 % du prix de détail de ce produit sur le marché et se situe donc à moins de 4 %, seuil fixé dans les règlements officiels pour pouvoir envisager tout changement de prix : b) dans le cas du diesel, le pourcentage de baisse du prix calculé est de 2.41 % comparativement au prix de détail, soit moins des 4 % comme stipulé dans les règlements.
Le ministère rappelle d’emblée que la décision de maintenir le prix de l’essence et du diesel relève du Petrol Pricing Committee (PPC) selon le « Regulation 8 du Consumer Protection (Control of Price of Petroleum Products) Act Regulations 2011 » amendé en 2013. Selon les règlements, explique-t-il, une baisse ou une hausse de prix est appliquée « si seulement le pourcentage de baisse ou de hausse entre le prix calculé et le prix courant au détail se trouve dans la fourchette de 4 % à 10 %. Au cas où la différence de prix (baisse ou hausse) est plus de 10 %, le changement dans le prix au détail sera restreint à 10 % seulement »
Selon le mécanisme de fixation des prix de l’essence et du diesel, les prix de vente de ces carburants sont fixés et basés sur les prix FOB (Free On Board) moyens estimés pour 12 mois. « L’objectif est d’avoir une plus grande stabilité dans ces prix au détail. Cette formule est basée sur un prix de référence qui est lui-même basé sur les données des derniers six mois et les projections pour les six prochains mois fournies par Platts plus un coefficient de marge allant jusqu’à 4 %. Du coup, il n’est pas approprié de comparer le prix du Brent du jour à celui du prix de référence utilisé pour la fixation de prix de l’essence et du diesel », souligne le ministère.
Ce dernier fait également ressortir que les différentes hausses de prix sont amorties par le fonds de stabilisation (Price Stabilisation Account), incorporé dans le mécanisme de fixation des prix. Ce fonds, observent les autorités, s’est révélé être « un facteur déterminant pour l’économie mauricienne et la population ».
Par ailleurs, le ministère indique que de décembre 2014 à août 2015, le taux de change du dollar vis-à-vis de la roupie, « s’est apprécié de plus de 13 %. »