Au cimetière Notre-Dame des Anges, à Petit Bel Air, les tombes racontent une autre période et nous conduisent à la rencontre des notables de l’époque. À quelques jours de la fête des morts, nous avons traversé le pont de Ville-Noire, à Mahébourg, pour faire ce voyage dans le temps en compagnie de ceux qui militent pour la préservation de ce patrimoine méconnu, où reposent les âmes de ceux qui nous sont chers, aussi bien que des pans de notre histoire.
 
Si l’on savait se mettre à l’écoute des pierres tombales, elles nous auraient raconté beaucoup d’histoires et nous auraient, par exemple, ramenés à la période du peuplement. Ce qui est une des particularités du cimetière de Petit Bel Air où sont ensevelies des familles, aujourd’hui disparues, dont certaines appartenaient à la noblesse, mais aussi d’anciens militaires britanniques qui étaient dans les premières lignes lors de la bataille du Vieux Grand Port et la capture de l’île en 1810. C’est ce que nous ont fait découvrir Maryse Rouillard et Clency Gébert, membres du comité de gestion et Claude Antoine, ancien tombaliste.