Avant de se produire au festival réunionnais Sakifo, le trio Sax Machine fera escale à Maurice pour un concert programmé vendredi 2 juin, à 20 heures, à l’Institut français de Maurice. Un mélange festif du hip-hop de RacecaR et du jazz bien cuivré du saxophoniste Guillaume Sené et du tromboniste Pierre Dandin. Le rap de RacecaR, ce MC de Chicago installé en France depuis quelques années, développe des textes poétiques résolument positifs, aptes à vous réveiller d’un long sommeil, qui vous fera en un grand clin d’oeil au roi du funk James Brown… get on up, stay on the scene like a sex machine.
Sax Machine est une formule alchimique imaginée par le saxophoniste/beatmaker Guillaume Sené et le tromboniste Pierre Dandin pour transformer l’art de l’improvisation en un groove cuivré et envoûtant mis en boucle par les machines et les loopers, ces petits pédaliers qui mettent en boucle des sons enregistrés instantanément en live. Originaire de Chicago, RacecaR rappe dans le plus pur style « Native Tongue » de la côte est américaine, et par son flow félin et limpide, il prouve avec ses complices qu’intelligence, positivité et classe peuvent ouvrir une nouvelle voie au hip-hop !
Suite à la sortie en mars dernier du troisième album Sax Machine, un critique relève dans le magazine Soulbag que ce qui fait la différence entre ce trio et d’autres groupes de hip-hop jazz, réside dans « l’utilisation de boucles de cuivres comme assise rythmique, laissant le flow glisser librement, et les mélodies s’entendre, s’étendre, sans se méprendre. » Le MC RacecaR y pose en effet sa poésie mélodique avec vivacité, souplesse et empathie.
Sorti en mars dernier, l’album Bubbling fait suite à Speed of life (2014) et Sax Sax Sax (2012). L’enregistrement compte de nombreux invités, tels que Kissia San, Raashan Ahmad, Muppet, Akin Yai ou Fred Dupont, qui feront pas le déplacement vendredi soir, mais qu’on se rassure à l’idée que ces trois magiciens de la scène mettent toute leur énergie dans le live et adorent improviser, histoire d’entraîner le public dans de nouvelles contrées de leur imaginaire.
Breathing in, We are here, Brass boom, Funkpunk, Oceans rolling… les onze titres de Bubbling s’alignent dans un esprit d’ouverture aux influences musicales, comme celles qui reviennent régulièrement de la Nouvelle Orleans. Souvent ils rendent hommage à leurs pairs, comme dans Twice, où le texte utilise tous les titres de la discographie de Donald Byrd, ou encore dans Starred not shaking qui célèbre le jazz classique dans une atmosphère afrobeat…