Le ministre des Affaires étrangères, Arvin Boolell, qui a dirigé la délégation mauricienne à la conférence internationale des Nations Unies sur les Petits États insulaires en développement (PEID) aux Samoa, a, dans une déclaration au Mauricien hier, insisté sur l’importance de la création d’un indice de résilience pour les PEID.
Le chef de la diplomatie mauricienne, qui est en transit en Nouvelle-Zélande en compagnie du ministre de l’Environnement, Deva Virahsawmy, doit s’entretenir aujourd’hui avec le ministre néozélandais des Affaires étrangères, Murray McCully. Arvin Boolell a expliqué avoir participé « activement » à cette conférence, précisant qu’il était présent dans la majorité des ateliers de travail. Ce qui lui a d’ailleurs valu les félicitations de plusieurs organisations, à l’instar du Fonds monétaire international (FMI). C’est l’ambassadeur mauricien auprès des Nations Unies, Milan Meetarbhan, qui a servi de rapporteur de la conférence du fait que la deuxième conférence internationale avait été organisée à Maurice. De plus, Maurice a été le seul pays à avoir un pavillon dans l’enceinte de la conférence.
À cette occasion, Arvin Boolell a souligné l’importance de la création d’un indice de résilience pour les PEID de manière à ce qu’il puisse bénéficier du “Special and Diffencial Treatment”, comme préconisé par l’Organisation mondiale du commerce.  Cet indice sera également primordial afin de soutenir les PEID dans leurs efforts en vue d’obtenir le soutien financier nécessaire pour la création des infrastructures appropriées et leur permettre de se prémunir contre les effets du changement climatique, comme la montée des eaux.
Il a affirmé que cette question sera portée au niveau de la conférence de Paris l’année prochaine. Elle sera aussi évoquée avec la ministre australienne des Affaires étrangères, Julie Bishop, qui sera en visite officielle à Maurice du 13 au 15 septembre. Arvin Boolell et Deva Virahsawmy sont attendus au pays demain soir. Étaient présents à la conférence, qui a pris fin hier, les délégués de 115 pays représentant les gouvernements, les entreprises du secteur privé et les organisations de la société civile.
La Conférence a permis d’insister sur les circonstances spéciales auxquelles les PEID sont confrontés en vue d’arriver à un développement durable. « Samoa is by no means the final destination for responses to small island developing states’ development challenges. But it is an important launch point to key future stops on our journey to sustainably employ the few resources available to small island developing states to improve and raise the standard of living for our communities », a déclaré le Premier ministre des Samoa, Tuilaepa Lupesoliai Sailele. Cette conférence a jeté, selon lui, les fondations pour plusieurs questions qui seront évoquées lors du sommet sur le changement climatique, organisé à New York par les Nations Unies le 23 septembre prochain. « Never before have multi-stakeholder partnership dialogues been so integral to a UN Conference. The understanding that achieving sustainable development is a joint endeavour by all, is reflected in this approach. I believe it is the approach of the future », a-t-il dit.
Les participants ont également adopté un document intitulé “The Small  Island Developing States Accelerated Modalities of Action ou SAMOA Pathway”, qui met en avant la nécessité de soutenir et d’investir dans les PEID afin que ceux-ci puissent atteindre le développement durable. Il reconnaît également que le financement est « indispensable » pour accomplir le développement durable dans les PEID. « The motto of this Conference was “Island voices, global choices” », a déclaré le secrétaire général de la conférence, M. Wu, lors de la cloture de la session plénière. « The islands have made their case in a convincing way. Together, we have agreed on what needs to be done. It is now for the international community to take up these calls when he post-2015 development agenda is negotiated », a-t-il terminé.