Photo illustration

On est encore bien loin d’être sorti de l’auberge ! Lors de notre édition précédente, nous avons mis en avant les conflits qui existaient entre les athlètes de l’élite et l’entraîneur national Ravi Bhollah. Une leveuse de fonte, qui avait tenu à garder l’anonymat, avait d’ailleurs fait ressortir que le fils du président de la Mauritius Amateur Weightlifters & Powerlifters Association (MAWPA) était ” un dictateur. Il n’oeuvre aucunement pour le bien-être des athlètes. Nous voulons évoluer dans un environnement sain mais Ravi Bhollah nous met des bâtons dans les roues. Il a la responsabilité de placer tous les leveurs de fonte sur le même pied d’égalité. Certains athlètes débutants bénéficient d’équipements et de vitamines alors que les haltérophiles confirmés, qui ont fait honneur au quadricolore national, n’ont pas les mêmes facilités. Ce n’est pas normal”.

Il semblerait que la situation ne se soit toujours pas amélioré. En effet, en déplacement à Rodrigues actuellement, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Stephan Toussaint, devrait s’entretenir avec les différents protagonistes la semaine prochaine pour tenter de régler le problème. Autant dire que les haltérophiles concernés ont mis leur menace à exécution en ne s’entraînant plus au Centre national d’haltérophilie à Vacoas, alors que les séances ont débuté depuis le 4 janvier. Le président Poorun Bhollah s’est d’ailleurs exprimé à ce sujet. “Nous avons pris connaissance de cette lettre le 21 décembre dernier lors d’une réunion avec le ministre. Mais le fait est, que ces leveurs de fonte en question, qui se disent lésés, ne s’entraînent pas sous la férule de Ravi Bhollah. Il ne s’occupe pas des athlètes qui s’entraînent dans la catégorie élite. Ils sont tous réparties en groupes”, a-t-il avoué.

En ce qu’il s’agit de la non-présence des leveurs de fonte chevronnés à l’entraînement, notre interlocuteur indiquera “ne pas être au courant car je ne me rends pas au Centre national tous les jours. Les frères Madanamoothoo ont demandé une permission à la fédération car ils se rendaient à Rodrigues. Ils seront d’ailleurs de retour lundi. Qui plus est, tous les sportifs devront être présents à l’entraînement ce 8 janvier, car nous allons mettre en place le programme pour les Jeux du Commonwealth. D’ailleurs, le DTN Mu Honghe débutera l’entraînement avec son groupe demain. Ceux qui ne seront pas présents devront prendre leurs responsabilités.”

Avant de poursuivre, “J’ai lu dans les journaux que certains licenciés chevronnés n’avaient pas d’équipements ou de vitamines. Je ne comprends pas. Nous avons reçu un budjet avec le ministère, une partie en octobre, et l’autre en novembre, qui a servi a payé les chaussures et les vitamines. Nous ne laisserons jamais des athlètes sans équipements. Comme je l’ai dit plus tôt, les haltérophiles sont réparties en groupes. S’ils ont des doléances, ils doivent passer par leurs entraîneurs, qui doivent ensuite me faire parvenir une lettre ou un memo. De là, je ferais le nécessaire pour remédier au problème.”
Il faut impérativement que cette situation se décante au plus vite pour le bien être de la discipline. À noter que dans un courriel envoyé à la presse jeudi après-midi, la fédération a détaillé les prérogatives de chaque techniciens. Ainsi, le DTN s’occupe des entraînements des ‘High Level Athletes’ et ceux qualifiés pour les Jeux du Commonwealth. Il devra aussi superviser la formation des débutants.

Le très contesté Ravi Bhollah, aura la responsabilité des haltérophiles qui ne se trouvent pas dans la catégorie Elite et qui bénéficient de l’aide du TFES et ceux qui sont présélectionnés pour les JIOI de 2019. Il devra par ailleurs s’assurer de la détection et la formation de jeunes pousses dans les collèges. Gino Soupprayen a quant à lui, été assigné aux entraînements des débutants. Il épaulera également Mu Honghe, dans la préparation en vue des Jeux du Commonwealth.