Deux des trois résolutions soumises par les Verts Fraternels au quatrième Congrès des Verts Mondiaux qui s’est tenu à Liverpool, en Grande Bretagne, du 31 mars au 2 avril derniers, ont été adoptées par les congressistes. La première porte sur la mise en place d’une Cour internationale pénale sur l’environnement contre les pollueurs et la seconde a trait au paiement de réparations aux descendants d’esclaves. La troisième, qui n’a pas été retenue, avait trait à la souveraineté mauricienne sur les Chagos.
« Notre participation à ce 4e Congrès des Verts Mondiaux a été une occasion pour les Verts Fraternels de mettre dans les lumières de l’actualité internationale trois thèmes qui nous tiennent à coeur depuis notre création : l’environnement, la réparation aux descendants d’esclaves et la cause des Chagossiens », a confié au Mauricien le leader des Verts Fraternels, Sylvio Michel.
En effet, deux des trois résolutions soumises par les Verts Fraternels au Congrès ont été adoptées par les 2 000 délégués des 90 partis verts des fédérations d’Europe, d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et d’Amérique. La résolution, portant sur la mise en place d’une Cour internationale pénale sur l’environnement contre les pollueurs, soumise séparément par les Verts Fraternels, ainsi que les représentants d’Europe Écologie-Les Verts de France, du Mexique et du Venezuela, a été ramenée à une résolution commune. Elle a ensuite été amendée par les Verts allemands et finlandais avant d’être votée à l’unanimité. « Cette résolution a tout de suite attiré l’attention de JusticeInfo.net, média bilingue qui la reprendra dans une publication spécialisée incessamment », indique Sylvio Michel.
La deuxième résolution proposée par les Verts Fraternels, portant sur le paiement des réparations aux descendants d’esclaves mauriciens, a été votée à l’unanimité en plénière, et ce, après les amendements apportés par la délégation de Dominique pour l’étendre à l’ensemble des descendants d’esclaves des Caraïbes, du Pacifique, de l’Atlantique et de l’océan Indien.
Rappelons que le leader des Verts Fraternels avait été choisi par la Fédération des Verts Africains (FéVA) pour faire partie des trois principaux orateurs à la cérémonie d’ouverture de ce quatrième Congrès des Verts Mondiaux. Il est intervenu pendant une vingtaine de minutes et a abordé, en particulier, les défis que les partis verts doivent relever dans des contextes qui posent problème sur le plan démocratique. Les deux autres intervenantes étaient Christine Milne, ambassadrice australienne des Verts Mondiaux, et Isabella Lövin, vice-Première ministre de la Suède, dirigeante de Miljópartiet de Grona.
Sylvio Michel déplore pour sa part que ce congrès ait connu deux gros problèmes. « Le premier a été le refus de visa du gouvernement britannique à plus de 40 % des participants jeunes et adultes, dont une Pakistanaise qui a fait l’objet d’une couverture de la BBC qui pourtant n’a jamais évoqué le congrès. En fait, le boycott conjugué des grandes agences médiatiques a été le deuxième problème subi par le congrès. Heureusement que les réseaux sociaux ont pu être utilisés tant pour relayer les informations que pour permettre des interventions en direct et à distance dans les différents débats du congrès », explique-t-il.
Après le congrès, Sylvio Michel a participé avec les verts de plusieurs pays d’Afrique, du Guatemala, du Pérou, de l’Ukraine et du Belarus, à deux jours de formation intensive au prestigieux Centre for Alternative Technology (CAT), au Pays de Galles, et ce, grâce au Green Forum – une fondation suédoise verte. Ce centre a été créé en 1974 par des pionniers écologistes britanniques qui étaient déjà conscients des réelles menaces que représente la consommation à outrance des énergies fossiles à l’échelle mondiale et l’industrialisation aveugle dans les pays du monde.