La 5e édition des « Rencontres sur le développement durable et le financement de projets en Afrique » se tient à l’hôtel Mercure Créolia, à Saint-Denis, à La Réunion. Elle réunit des acteurs du privé et du public de Maurice et de la Réunion, lesquels se penchent depuis hier matin sur les opportunités de partenariat dans des projets de développement durable dans la sous-région de l’océan Indien, mais également en Afrique. Les participants étudient également les possibilités de financement de tels projets.
Organisée par le Club Export Réunion avec la collaboration de la Chambre de commerce et d’industrie France Maurice et le soutien financier de l’Union européenne et de la Région Réunion, cette 5e Rencontre Maurice-Réunion réunit une forte délégation d’opérateurs économiques, de représentants d’institutions et d’agences ainsi et de décideurs de Maurice. Il était prévu que le ministre de la Sécurité sociale, de l’Environnement et du Développement durable s’adresse aux participants à l’ouverture de la conférence, qui s’étale sur deux jours. Une délégation du Board of Investment (BoI) y a également fait le déplacement, le président de son conseil d’administration, Gérard Sanspeur, ayant été approché pour faire une intervention lors d’une conférence plénière axée sur le thème “L’internationalisation des entreprises en Afrique est-elle une opportunité réelle ?”.
Selon Gilles Couapel, président du Club Export Réunion, « le fil conducteur des rencontres Maurice-Réunion est le développement durable, un enjeu capital pour nos économies insulaires et pour l’avenir de nos peuples ». Il soutient que l’accent mis cette année pour la 5e édition sur le financement de projets en direction de l’Afrique est important. Le Club Export Réunion et d’autres instances du secteur privé mauricien, ajoute-t-il, « ont la conviction profonde que les offres de nos îles sont complémentaires pour se tourner vers ce grand continent » à forte croissance. « L’expertise acquise par La Réunion en matière de développement durable ainsi que l’expérience mauricienne au niveau des échanges commerciaux et de la structuration des investissements dans des projets en Afrique constituent des atouts non négligeables. » Ils permettent, selon Gilles Couapel, d’envisager concrètement la conquête des marchés africains.
« L’objectif de cette édition des Rencontres Maurice-Réunion est donc de capitaliser et de mutualiser ces moyens afin de construire des passerelles, des partenariats et des “joint-ventures”, et de continuer ainsi à développer ensemble, et pour notre avenir, des projets innovants et créateurs d’emplois et de croissance pour nos économies », ajoute le président du Club Export Réunion.  
Dans les milieux réunionnais, on indique qu’il y a des fonds disponibles pour accompagner financièrement des promoteurs de projets viables. On cite en exemple les fonds européens Interreg V, qui sont gérés par la Région Réunion et qui s’élèvent à environ 63 millions d’euros (Rs 1,3 milliard). Ces fonds sont pourvus pour faciliter le développement de projets et pour renforcer les partenariats avec les pays de l’océan Indien. La direction du Club Export Réunion estime que les opérateurs économiques doivent savoir structurer leurs projets afin d’accéder aux financements disponibles.
Notons que la 5e édition des Rencontres Maurice-Réunion est structurée autour de trois sous-thématiques : l’écotourisme, l’eau/déchets et l’énergie & partenariats industriels. Des visites de sites étaient prévues afin de permettre à la délégation mauricienne de visualiser concrètement les partenariats possibles. Des rencontres professionnelles (business-to-business) étaient en outre inscrites au programme.