• Il accuse son supérieur d’avoir tenu un langage inapproprié à son égard

Les chamboulements causés par le passage du cyclone Calvinia ont donné lieu à des conflits sur la rotation dans cet hôtel dans la région de Mahébourg. Le ton est ainsi monté quand une équipe qui venait de terminer le service de nuit a été appelée à poursuivre le travail. Une plainte a été faite à la police de Blue Bay ainsi qu’au Labour Office de Mahébourg.

Avec le passage du cyclone Calvinia fin de l’année dernière, plusieurs vols sur Maurice ont été repoussés et, conséquemment, les arrivées dans les hôtels chamboulées. C’était notamment le cas pour cet hôtel de la région de Mahébourg, où « de graves incidents » se seraient produits, selon l’Organisation of Hotel and Catering Workers Unity. Atma Shanto, le négociateur, dénonce le langage « abusif » qu’aurait utilisé le General Manager de l’hôtel à l’égard d’un employé.

Le syndicaliste explique : « Un groupe d’employés de la restauration a pris le service à l’hôtel le 4 janvier à 14h. Avec les retards de vols, on leur a demandé de rester pendant la nuit afin de servir les clients à leur arrivée. Ils ont ainsi terminé le service à 7h le lendemain matin. Alors que selon la loi, ils devaient avoir droit à un break, la direction leur a demandé de poursuivre le service de jour. Ce qu’ils ont refusé. Tous les employés concernés ont alors quitté l’hôtel pour rentrer chez eux. »

Toutefois, poursuit Atma Shanto, la situation devait dégénérer lorsqu’ils sont revenus pour le service de nuit, vers 17h. « Il y a eu une réunion houleuse et même les chefs de département ont été malmenés. C’est ainsi qu’un langage abusif a été utilisé à l’égard d’un employé. » Celui-ci qui s’est tourné vers son syndicat et a été avisé de porter plainte à la police et au ministère du Travail. Ce qu’il a fait d’abord au poste de police de Blue-Bay, sous l’Obi Number 14/20/20. L’employé s’est ensuite rendu au Labour Office, à Mahébourg, où il a déposé plainte pour violence verbale au travail.

Atma Shanto réclame une enquête urgente sur ce cas car, selon lui, ce n’est pas la première fois que ce genre de situation se produit dans cet établissement hôtelier. Il réclame également la révocation du General Manager. « L’environnement de travail dans cet hôtel est si tendu que plusieurs employés ont soumis leur démission après avoir touché leurs bonis de fin d’année, en décembre dernier. »