L’échéance pour la soumission des Bids en vue de la reprise de la clinique Apollo-Bramwell, d’Iframac et de Courts, avec l’écroulement de l’empire BAI depuis le 2 avril dernier, expire aujourd’hui. Des propositions financières chiffrées examinées et retenues par les Special Administrators de BAI CO (Mtius) Ltd, Mushtaq Oosman et Yogesh Basgeet, dépendront la survie de quelque 1 500 emplois dans le défunt groupe BAI. Entre-temps, la date butoir du 30 juin se précise pour le paiement de la seconde tranche du Super Cash Back Gold de BAI avec un montant d’au moins Rs 3,9 milliards à trouver pour honorer cet engagement formel pris par le Premier ministre, sir Anerood Jugnauth. Du côté des Special Liquidators, l’on se dit confiant de pouvoir réunir cette somme dans les délais tout en plaçant On Hold les Assets de BAI au sein de Britam (Kenya) évalués à quelque Rs 4 milliards. D’autres milieux intéressés avance que les autorités pourront toujours avoir recours à un Warehousing de Britam (Kenya) avec la Banque de Maurice comme « Option of last resort » en cas de difficultés de dernière heure.
Ce matin, le Special Administrator Mushtaq Oosman a fait comprendre au Mauricien qu’il faut attendre l’ouverture des Tender Boxes pour prendre connaissance du nombre d’offres de rachat ou encore la teneur des propositions financières. « Le délai pour la soumission des offres expire ce soir et il faudra attendre le début de la semaine prochaine pour en savoir plus. Difficile à dire quel est le nombre de Bids soumis », a-t-il déclaré.
Des trois entités mises sur le marché par le truchement d’une Expression of Interest, la clinique Apollo-Bramwell semble avoir suscité le plus d’intérêt. Initialement, 23 potentiels racheteurs s’étaient présentés mais par la suite une quinzaine auraient signé le Non-Disclosure Agreement avec les Special Administrators de la BAI Co (Mtius) Ltd pour avoir accès à la Virtual Data Room en vue d’élaborer les offres formelles.
Difficile à dire si la quinzaine de sociétés et de consortiums seront au rendez-vous de ce soir à la fermeture des Tender Boxes. Toutefois, deux entités, soit le consortium CIEL, Swan and Medical and Surgical Centre et un groupe d’intérêts économiques du Moyen-Orient, sont en bonne position pour l’adjudication.
Du côté d’Iframac, le problème demeure encore entier car tout se résume à ce qu’il adviendra de la représentation de l’enseigne de prestige Mercedes-Benz du groupe allemand Daimler. Les Special Administrators ont eu en fin de semaine des consultations de la dernière chance avec un cabinet d’hommes de loi mauricien, représentant les intérêts du constructeur automobile allemand.
Une des conditions imposées par les Allemands avant que toute décision ne soit envisagée est le remboursement des dettes de Rs 185 millions accumulées par Iframac sous le Stewardship de la BAI avec pour Chief Executive Officer Brian Burns. Un autre problème épineux à régler est qu’une soixantaine d’acheteurs de Mercedes-Benz attendent livraison de leurs voitures depuis février dernier et qu’ils ont déjà effectué les versements nécessaires.
« Nous avons exposé aux hommes de lois du groupe Daimler les problèmes et nous nous attendons à être mis en présence d’une réponse du constructeur allemand au cours de la semaine prochaine, » a ajouté Mushtaq Oosman. Une réponse favorable de Mercedes-Benz devrait apporter une lueur d’espoir pour les employés d’Iframac, au cas contraire au cas contraire « the Special Administrators will only be selling the land and buildings of Iframac-Transport and the distribution agreements are not part of the assets ».
À partir du début de la semaine prochaine, les Special Administrators de la BAI Co (Mtius) Ltd et les responsables de la National Property Fund Ltd seront engagés dans une course contre la montre pour réunir la somme de Rs 3,9 milliards en vue du remboursement de la seconde tranche du Super Cash Back Gold. Mushtaq Oosman affiche la confiance en soulignant que les fonds nécessaires sont disponibles.
Toutefois la vente des avoirs de la BAI au sein de Britam (Kenya), évalués à environ Rs 4 milliards, n’est pas à l’ordre du jour. D’autres sources indiquent qu’un premier exercice de Scouting financier pour le Warehousing des actions de BAI, représentant 23,9 % du capital de Britam, a déjà été initié. La proposition des Special Administrators de solliciter le National Pensions Fund à cet effet, élaborée dans un rapport du 6 juin, n’a pas été retenue en raison de la dimension politique de cette décision avec les contributions des salariés.
Finalement, le choix de la Banque de Maurice comme une « option of last resort » sera envisagé si le besoin se fait sentir. Il faudra s’attendre à des décisions à ce sujet au plus tard mercredi prochain. Après cette étape, la National Insurance Company Ltd se mettra à se séparer des « immoveable properties et des investments in ex-BAI Susbsidiaries », nullement rentables dans le cadre d’un Strategic Plan. « Actuellement, un relevé de ces investissements et placements de BAI est sur le point d’être bouclé. Dépendant des Rates of Return générés, car bon nombre de ces entités ne sont pas rentables à l’image d’Iframac/Apollo/Courts sous BAI, la National Insurance Company décidera de réaliser ces avoirs et de placer les recettes dans des bonds », souligne-t-on dans les milieux autorisés.
En parallèle, les Special Administrators ont sur les bras des factures de réclamations de Rs 25 319 855, représentant des dépenses encourues suite à la décision du groupe BAI de nommer Sattar Hajee Abdoula en tant qu’administrateur sous l’Insolvency Act dès le démantèlement de l’empire Rawat. De cette somme, Rs 11,3 millions représentent les Professional Fees pour Sattar Hajee Abdiula, Rs 8,8 millions pour Grant Thornton et le reste pour des conseils légaux…