Radhakrishna Sadien (photo d'archives)

La Government Services Employees Association (GSEA), dont le président est Radha Krishna Sadien, souhaite que la Pension Act « soit revue » afin qu’un fonctionnaire perdant son emploi « ne soit plus pénalisé ».

En effet, selon les dispositions actuelles, lorsqu’un employé du gouvernement perd son poste pour une faute quelconque, il perd aussi sa pension. « C’est injuste pour quelqu’un qui a sacrifié plusieurs années de sa vie pour son travail. Il faut absolument revoir cette loi, d’autant plus que nos ministres et autres parlementaires perçoivent une allocation après leur retraite comme parlementaire », a insisté le syndicaliste lundi après-midi lors d’une conférence de presse.

Radha Krishna Sadien a également annoncé la tenue ce samedi d’un congrès, qui aura lieu à l’Unity House, à Beau-Bassin et qui sera placé sur le thème “The future of work. Challenges and Opportunities”. Environ une trentaine de représentants de différents mi- nistères et des étrangers seront présents pour l’occasion. Selon lui, « il est temps que le gouverNement s’engage beaucoup plus dans la formation des employés du secteur public ». Il poursuit : « Il y a un manque de cuisiniers dans les hôpitaux à travers l’île. Et ceux, qui travaillent actuelle- ment, sont sans formation alors que le gouvernement a à sa dis- position plusieurs institutions spécialisées dans le secteur hôtelier qui pourraient contribuer à former les jeunes pour prendre la relève. »

Le syndicaliste a ensuite par- lé des autres secteurs qui souffrent d’un manque de person- nel, citant les nouvelles “dental clinics” et le “non teaching staff” au sein de l’Éducation. « Ena landwra kot libreri ferme dan lekol akoz pena personel. Li pa normal sa. Si pa form dimoun, sekter piblik pou bien soufer dan dis ou kinz an, avek viyeisman lapopilasion », prévient-il. Et d’ajouter : « J’ai l’impression que les cadres de certains ministères n’ont pas la volonté d’organiser des sessions de formation. Ils sont payés pour faire leur tra- vail correctement. Ce n’est pas à nous de leur dire ce qu’ils doivent faire. Une bonne partie du budget, qui a été consacré à la formation, n’a pas encore été utilisée. Ce n’est pas correct. Chacun doit assumer sa responsabilité. Nou konstate ki ena enn degradasion dan diferan minis- ter. »

Le syndicaliste a de même demandé au gouvernement de revoir le barème de l’Incombe Tax pour « alléger » le fardeau de la classe qui, selon lui, « su- bit le coût de la vie à Maurice ». Il poursuit : « Sitiasion pe vinn de pli zan pli difisil dan Moris. » Il suggère ainsi la mise en place des Assises sociales pour régler les problèmes qui affectent la société mauricienne. « Il faut aller à la source et mettre l’accent sur la sensibilisation sur les fléaux qui prennent de l’ampleur dans la société mauricienne et non construire de prisons », dit-il. Radha Krishna Sadien dit souhaiter que le ministre des Finances « prenne en considération toutes les pro- positions formulées » dans le cadre de l’exercice budgétaire en vue d’améliorer le sort des travailleurs mauriciens.