Avec le déroulement cette semaine de l’Induction Week pour l’admission de quelque 4 300 nouveaux étudiants dans les cinq principales facultés pour l’année académique 2014/15, l’Université de Maurice se prépare à marquer une étape importante de son histoire. En effet, 2014 voit la faculté d’Agriculture du campus du Réduit célébrer son centenaire. D’autre part, toujours dans le secteur de l’enseignement supérieur, la Tertiary Education Commission (TEC), qui est chapeautée par un nouveau Board, présidé par Eric Ng Ping Cheung, semble vouloir sortir de son hibernation avec une série de décisions sur les institutions tertiaires privées. Ainsi, la TEC a coupé la poire en deux pour l’Amity Institute of Higher Education avec un enregistrement provisoire pour certains programmes au cursus académique mais toujours une interdiction de procéder à des admissions pour des étudiants en première année.
L’Université de Maurice, qui compte une population de quelque 13 000 étudiants pour la nouvelle année académique, qui démarre officiellement la semaine prochaine, met actuellement les bouchées doubles à un programme d’activités en vue de célébrer le 100e anniversaire de la faculté d’Agriculture. Une des manifestations la plus marquante porte sur l’organisation d’une conférence scientifique sur le thème Agriculture, Life and Ocean Studies les 1er et 2 octobre prochain. Un comité d’organisation a été mis sur pied au sein de cette faculté pour piloter ce projet d’envergure avec des stakeholders du privé également.
Cette conférence, qui aura pour objectif de servir comme « a platform for showcasing contributions in key sectors and also strengthen networks between the different stakeholders », se déclinera en sept thématiques, soit sugarcane/cane industry, culture vivrière et production horticole, élevage, aquaculture/pêche/études océaniques, forestry, foodtechnology/processing et biotechnologie. Cet événement constituera une occasion en vue de remettre en perspective le cheminement aussi bien que les personnalités qui ont marqué les cent premières années de la faculté d’agriculture à Maurice, dont le Pr Octave Wiehe et le Pr Jagdish Manrakhan, et la contribution au développement de l’industrie sucrière.
L’histoire de l’Université de Maurice est étroitement liée à celle de la School of Agriculture, qui a démarré en 1914 comme une unité de département de l’Agriculture sous le gouvernement colonial. En 1925, le département fut promu en tant que Collège d’Agriculture dans le sillage du boom sucrier de 1920. Avec la création de l’Université de Maurice en 1965, la School of Agriculture, qui est devenue l’actuelle faculté d’Agriculture en 1993, a été instituée en 1968.
Interdiction de recrutement maintenue
Entre-temps, le campus du Réduit regagne en activités cette semaine avec l’admission de quelque 4 300 étudiants en première année universitaire. La répartition des freshers dans les différentes facultés est la suivante : 1 100 dans la faculté de Droit et de Management, 1 300 dans celle des sciences sociales et des Humanities, 800 à la Faculty of Engineering, 650 à la faculté des sciences, 150 à celle de l’Agriculture et 300 autres dans les autres filières.
D’autre part, toujours dans l’enseignement supérieur de nouveaux développements sont intervenus. Ainsi, avec son réveil tardif, la TEC a pris la décision de revoir le cas de l’Amity Institute of Higher Education, dont la reconnaissance formelle était arrivée à terme en février dernier. Depuis, cette institution opérait sans aucune autorisation sous la TEC Act.
Lundi, la TEC a accordé une extension du 18 février 2014 au 17 février 2015 de l’enregistrement provisoire de cette institution, dont fait partie l’ancien ministre de l’Education Armoogum Parsuramen. L’accréditation provisoire a été également accordée à l’Amity Institute of Higher Education par la TEC pour sept programmes d’études menant à un Bachelor of Financial and Investment Analysis, un Master in Financial Investment, un BSc (Hons) Information Technology, un MBA (International Business), un Bachelor of Business Administration, un BA Tourism Administration et à un MBA.
Par contre, l’Amity Institute of Higher Education restera toujours frappé d’une interdiction pour des admissions d’étudiants en première année et cela jusqu’à nouvel ordre. Il semblerait que la TEC n’est pas encore satisfaite des conditions prévalant dans cette institution tertiaire pour un nouveau départ. La population au sein de l’Amity Institute of Higher Education sera maintenue à moins d’une centaine d’étudiants, selon les chiffres révélés par le ministre de tutelle, Rajesh Jeetah, à l’Assemblée nationale la semaine dernière.
Statu quo
Une autre décision annoncée par la TEC en début de semaine concerne l’outsourcing des secretarial services à SIT Corporate and Secretarial Services. Le site web de la TEC annonce que ce choix a été arrêté suite à un exercice d’appel d’offres avec des cotations de quatre soumissionnaires. Jusqu’ici, cette responsabilité incombait à Saabir Kasenally, qui avait également assuré la suppléance à la tête de la TEC avant la nomination de l’actuel Executive Director, Ashok Kumar Bhakshi.
Aucune raison officielle n’est avancée pour justifier ce changement au niveau du Board mais la TEC annonce que le principal concerné a été avisé de la décision le 17 juillet dernier. Les SIT Corporate and Secretarial Services assureront leurs nouvelles fonctions à partir du mois prochain.
Par contre, le statu quo est de mise dans les cas des offshore campus centres mauriciens avec des affiliations auprès des universités indiennes, dont entre autres l’Eastern Institute of Integrated Learning and Management (Mauritius Campus Branch) du Jeetah Trust ou encore de la JSS Academy. Toujours à l’Assemblée nationale, la semaine dernière, le ministre Jeetah avait fait état d’un jugement de la Cour suprême de l’Inde en possession de la TEC à ce sujet. Il avait exprimé le souhait que sur la base de ce jugement, la TEC allait régler le problème d’accréditation de ces universités privées mauriciennes contestées par l’University Grant Commission de l’Inde.
À ce matin, ces institutions, soit Amity Institute of Higher Education, Arya Sabha Mauritius, EIILM University (Mauritius Branch Campus), Intraconsult Ltd operating as Global Learning, ISITECH Business School Ltd, R F Gandhi A K T Ltd aussi connue comme le Mauras College of Dentistry and Hospital and Oral Research Institute et la JSS Academy n’étaient pas autorisées à admettre des étudiants en première année. Cette sanction est applicable depuis le mois de juin dernier.