Depuis mercredi dernier, les judokas mauriciens élite bénéficient de l’assistance de l’entraîneur autrichien Dani George. Ce dernier a été délégué par la Fédération internationale de judo (FIJ) dans le cadre d’un accord avec la Fédération mauricienne de judo, jiu-jitsu et disciplines associées (FMJJDA).
« Je suis très heureux d’être à Maurice. C’est un nouveau challenge pour moi. Je suis ici pour apporter mes connaissances et mon expérience afin de faire progresser les judokas mauriciens », a déclaré l’entraîneur autrichien. Arrivé mardi, il s’est mis au travail dès le lendemain. Pour le moment, il anime au dojo national à Grande Rivière Nord-Ouest une séance par jour, fréquence qu’il compte bien doubler. « Pour le moment, les judokas ne s’entraînent qu’une fois par jour. Nous ferons des arrangements afin qu’ils puissent faire deux séances quotidiennement. L’idéal est qu’ils tirent un maximum de mes connaissances », a-t-il ajouté.
Après avoir passé une année (2010-2011) au centre de la FIJ à Alger, il a soutenu l’équipe d’Afrique du Sud entre février et novembre 2012. « Je suis un technicien itinérant qui part aider pour des objectifs précis. Au centre d’Alger, j’entraînais, avec un autre technicien, une quarantaine de judokas retenus par la FIJ », a expliqué l’ancien médaillé des championnats du monde de 1985.
Après deux jours d’entraînement avec les Mauriciens, Dani George fait ressortir que trois ou quatre d’entre eux ont le potentiel pour aller à un échelon supérieur, à condition qu’ils travaillent assidûment. « Si on veut atteindre un certain niveau, il faut bosser. Une séance par jour ne suffit guère. Il faut travailler au minimum deux fois par jour. »
Ces séances avec les locaux seront axées sur les aspects technique, tactique et physique. « Il y a aussi le travail individuel. Chaque judoka a son style et s’adapte à une certaine technique et tactique. Il faut veiller que le judoka soit à l’aise dans ce qu’il fait. Les judokas doivent aussi enchaîner beaucoup de combats », explique l’entraîneur.
Ce dernier envisage une visite dans les clubs afin d’avoir une idée du niveau du judo mauricien dans son ensemble.