ZIBYA ISSACK

En écoutant La Rivière Taniers hier dans ma voiture, j’ai soudain pensé aux milliers d’élèves qui prendront part bientôt aux « grands » examens annuels. Oui, les enfants, j’ai pensé à vous, surtout en m’arrêtant sur les paroles de cette merveilleuse chanson. « Way way, mes enfants, fo travay pou gagn son pain ». Pour gagner son pain, il faut persévérer ou alors se ressaisir, là, maintenant, à quelques semaines des examens. C’est cet instant qui déterminera votre avenir. Il suffit donc de bien se préparer pour affronter les épreuves du futur. En un instant, on peut être surpris, motivé ou tout simplement désarmé. On dit que le présent est unique en son genre.

Le chemin que vous prenez ne mène pas toujours à destination. Pour que vous arriviez enfin à votre objectif final, faites du présent, un présent constructif, car, contrairement aux autres temps verbaux de Bescherelle, le présent reste bel et bien réel, concret et vivant. Il faut vivre pour le futur certes, mais il ne faut pas oublier que le présent deviendra un jour le passé. Et ce passé, vous ne pourrez pas le recomposer. Pour profiter d’un futur simple, on ne vous demande pas d’être plus que parfaits. On vous demande tout simplement de donner le meilleur de vous-mêmes dans le présent afin d’éviter une crise de panique avant l’heure fatidique.

Ce jour arrive enfin. C’est un jour que vous attendez malgré vous. Vous n’avez plus vraiment le choix. Serez-vous à la hauteur des espérances de tout un chacun ? Pensez aux sacrifices de vos parents, aux attentes de grand-mère et de grand-père. Serez-vous portés en héros ou passerez-vous inaperçus le jour des résultats ? Si votre objectif final est celui de réussir, alors, foncez, travaillez. Croyez en vous. Ne croyez pas en cette phrase qui dit que « ou kouler ou nom ki divan ». L’avenir appartient à ceux qui s’investissent de tout leur corps et de toute leur âme, et non à la couleur de peau ou à un simple nom…