Le mauvais temps d’hier ne les a pas arrêtés. Malgré la pluie, les jeunes de Fridays for Future Mauritius se sont réunis au Jardin de la Compagnie en vue de former des groupes de travail et proposer des mesures d’actions concrètes sur la protection de l’environne- ment. Un petit groupe s’est par la suite rendu au bureau du Premier ministre pour déposer une lettre dans laquelle il a fait un plaidoyer entre autres pour des lois plus strictes en vue de limiter les dégâts environnementaux.

« C’est sur la base du travail qu’on a réalisé il y a un mois qu’on a rédigé cette lettre, dans laquelle nous adressons des problèmes comme le changement climatique », devait indiquer Hari Verlaet, qui a étudié l’écologie et la gestion de l’environnement en Belgique et qui a décidé de revenir à Maurice pour apporter son soutien à ce combat à la cause environnementale. Collégiens et étudiants en ont profité pour se regrouper en divers groupes de réflexion sur une première thématique, qui était ce mois-ci l’agriculture.

Les jeunes remettant la lettre au senior advisor, Ken Arian.

Dans leur correspondance adressée au chef du gouvernement, le mouvement écrit : « Your generation is failing to address climate change and extinction of biodiversity. » Tout en rappelant que le mouvement Fridays for Future est un mouvement initié en août 2018 par Greta Thunberg, une jeune Suédoise de 15 ans, qui s’était installée devant le Parlement suédois tous les jours d’école pendant trois semaines, et ce pour protester contre le manque d’actions sur la crise climatique, le mouvement dit avoir décidé de manifester un vendredi chaque mois pour demander au gouvernement, aux entreprises et aux Mauriciens d’agir.

Ils soulignent : « Mauritius is the 10th most exposed country to disasters in the world. We already feel the impacts (…) and they will become more and more disastrous. » Ils deman- dent ainsi des lois environnementales plus strictes et da- vantage d’accès aux informations sur les questions de l’environnement. Ils réclament également au gouvernement de s’en tenir au “Paris Agreement” que Maurice a signé. Ils soulignent enfin l’importance de combattre la pêche illégale dans nos lagons.