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L’hôtel du GM : « Mauritius has recently adopted a development strategy for its financial services sector based on continuous improvement, transparency and compliance »

Avec le récent engagement formel pris par écrit par le Premier ministre, Pravind Jugnauth, au sujet de l’élimination des “Tax Harmful Practices”, Maurice ne fait pas partie de la “Black List” de l’Union européenne. Cette liste noire, qui a été rendue publique mercredi à Strasbourg par la Commission européenne, comprend 23 juridictions considérées comme ayant des “strategic deficiencies in their anti-money laundering/counter terrorist financing regimes”. Le communiqué de la Commission européenne souligne que cette “Update Black List” a été élaborée suite à une analyse et une évaluation approfondies de 54 “Priority Jurisdictions” entamées depuis le 13 novembre de l’année dernière. Du côté de l’hôtel du gouvernement, ce développement est accueilli avec soulagement dans une conjoncture où le Mauritius International Financial Centre est placé “Under Scrutiny”.

Commentant la publication de cette nouvelle liste de la Commission européenne, le ministère des Finances, et non celui des Services financiers ou encore la Financial Services Commission, note dans un communiqué officiel : « Mauritius is not in the European Commission’s Blacklist. This not only confirms that Mauritius has in place the necessary legal framework and controls to prevent money laundering and terrorist financing risks but also underscore the effectiveness of their implementation. »

Poursuivant, l’hôtel du gouvernement, qui se veut rassurant pour le “Global Business Sector”, avance : « Mauritius has recently adopted a development strategy for its financial services sector which is based on continuous improvement, transparency and compliance with international norms and standards. It will continue to do so to ensure the sound repute and credibility of our jurisdiction. »

De son côté, la Commission européenne justifie la publication de cette “Updated Black List” en réaffirmant l’importance de la lutte contre le “Money Laundering” et le financement du terrorisme. « The aim is to protect the EU financial system by better preventing money laundering and terrorist financing risks. As a result of the listing, banks and other entities covered by EU anti-money laundering rules will be required to apply increased checks (due diligence) on financial operations involving customers and financial institutions from these high-risk third countries to better identify any suspicious money flows », recommande la documentation officielle explicitant cette démarche.

Pour sa part, la commissaire européenne à la Justice, à la Protection des consommateurs et de l’Égalité des genres, Vera Jourova, déclare : « We have established the strongest anti-money laundering standards in the world, but we have to make sure that dirty money from other countries does not find its way to our financial system. Dirty money is the lifeblood of organised crime and terrorism. I invite the countries listed to remedy their deficiencies swiftly. The Commission stands ready to work closely with them to address these issues in our mutual interest. »

Dans le cadre de cet exercice visant à identifier les juridictions à hauts risques sous les Fourth and Fifth Anti-Money Laundering Directives, la Commission européenne a tenu en ligne de compte le niveau de la menace existante ainsi que « the legal framework and controls put in place to prevent money laundering and terrorist financing risks and their effective implementation ». Cette liste noire de 23 États a également bénéficié de la collaboration de la Financial Action Task Force, présentée comme « the international standard-setter » dans la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. La “Black List” devra être soumise au Parlement européen et au Conseil pour être validée dans un délai d’un mois.