L’Égyptien Youssef Ahmed Mahmoud Mohamed Ihab et la Nigériane Maryam Usman seront les deux athlètes de marque qui participeront aux Championnats d’Afrique d’haltérophilie qui se tiendront à Maurice du 10 au 17 juillet. En effet, l’arrivée de l’Égyptien, médaillé de bronze olympique à Rio 2016 en -77 kg, est très attendue, d’autant qu’il aspire à concourir aux Championnats du monde en Malaisie (17-25 octobre). Quant à la Nigériane, elle avait décroché le bronze à Pékin 2008 en +75 kg.
Mohamed Ibah, 27 ans, arbore déjà un riche palmarès : deux médailles mondiales en argent en -69 kg, l’une à l’épaulé-jeté (182 kg) et l’autre au total olympique (334 kg) en 2014 à Almaty (Kazakhstan) — il avait réalisé 152 kg à l’arraché —, puis le bronze l’année suivante aux mondiaux de Houston aux États-Unis à l’épaulé-jeté (201 kg) et au total olympique avec 363 kg (7e à l’arraché avec 162 kg). La présence de Mohamed Ibah à Maurice, athlète très médiatisé dans son pays par rapport à sa médaille olympique, estime-t-on, sera suivie avec intérêt en sachant qu’il s’impose comme un concurrent très sérieux aux titres mondiaux en Malaisie (17-25 octobre).
« Mohamed Ihab et Maryam Usman seront les deux athlètes de très haut niveau à concourir à Maurice », a bien confirmé l’entraîneur national, Ravi Bhollah. La Nigériane avait été effectivement médaillée de bronze aux Jeux Olympiques de Pékin (2008) et aux mondiaux de Paris (2011). Au plan continental, elle a été quatre fois championne d’Afrique en +75 kg, en sus d’avoir été médaillée d’or aux Jeux du Commonwealth à Glasgow en 2014 et médaillée d’argent à New Delhi en 2010. Elle compte également deux titres aux Championnats du Commonwealth à Cape Town (2013) et à Panang en Malaisie (2013), deux médailles d’argent aux Jeux d’Afrique à Alger (2007) et au Congo-Brazzaville (2015).
Donc, à bien y voir, le plateau devrait être relevé à Maurice le mois prochain, même si les étrangers devraient voler la vedette dans certaines catégories. À ce jour, 16 des 18 pays possibles ont confirmé leur présence, mais on attend confirmation de l’Ouganda et de la Sierra Leone, qui pourrait se manifester à la dernière minute. De plus, le Malawi et la République Démocratique du Congo ont régularisé leur situation auprès de la Confédération africaine d’haltérophilie pour confirmer leur participation.
Par contre, le cas de Madagascar reste encore flou, car la Grande île fait face à des difficultés financières. Mais elle a déjà effectué une entrée préliminaire composée de 10 participants, soit 8 hommes et 2 femmes. Le président de la fédération malgache était présent le mois dernier à Bangkok, où s’est tenu le congrès électif de la Fédération internationale. Il avait laissé entendre à son homologue mauricien, Poorun Bhollah — qui avait lui aussi profité de sa présence à Bangkok pour mener campagne auprès des délégués africains —, que la participation malgache dépendrait de l’apport financier disponible. Seuls deux pays, la Guinée équatoriale et le Swaziland, manqueront à l’appel au cas échéant.