L’Union Sportive Beau Bassin Rose-Hill qui s’incline sur le fil du rasoir face à la Jeunesse Sportive Bénédictine et le Curepipe Starlight qui manque son début de match face à l’ASHB Tampon avec notamment le carton rouge direct infligé d’entrée à Ashley Otakasena. Deux faits qui ont marqué les premières sorties des représentants mauriciens face aux formations réunionnaises lors de la première journée de la Coupe des Clubs de l’océan Indien de handball au niveau masculin, hier au gymnase de Phoenix.
Au bout du compte, ces deux défaites, bien que n’étant pas dramatiques pour la suite des événements, laissent place à beaucoup de regrets, surtout dans le cas de l’USBBRH. Jamais sans doute les champions nationaux ne sont pas passés si près d’un succès somme toute flatteur aux dépens d’un adversaire plusieurs fois titré du côté de l’île soeur et vice-champion en exercice. D’ailleurs, à deux minutes de la fin, Cedric Kistohurry et ses camarades semblaient tenir le bon bout en menant 17-15.
Mais la JSB, avec dans ses rangs le Mauricien Jessie Thérèse, n’est pas née de la dernière place. Le temps de faire parler son métier et voilà que la bande à Fernand Chan Kune égalisait dans un premier temps à 17-17 avant de faire la différence à 19-18. Et ce, grâce à une réalisation d’Ulrick Bastide au cours des dernières secondes.
Reste que l’USBBRH, au sein de laquelle Yannick Couti a obtenu le feu vert pour évoluer, n’aura jamais baissé les armes au cours de ce débat. Bien que menée de trois buts (6-9) à la pause et concédant deux autres buts dès l’entame de la seconde période, l’équipe des villes soeurs se lancera dans une course-poursuite pour niveler le score à 13-13. Toutefois, elle ne pourra gérer son avance en confondant parfois vitesse et précipitation.
Reste que Jean-Michel Poitevin se disait satisfait de la prestation de ses protégés et attend désormais la suite des événements avec une certaine sérénité. « Nous avons certes quelques regrets. Toutefois, nous avons été à la hauteur et nous avons pu faire douter notre adversaire. La confiance est de mise pour la qualification et je m’attends à retrouver la JSB en finale, avec l’espoir que le vainqueur ne sera pas cette fois le même. »
Du côté des Bénédictins, la qualification devrait être assurée dès cet après-midi face aux Seychellois de Super 8. Cependant, l’entraîneur Fernand Chan Kune s’attend à une meilleure motivation de ses troupes. « Dans le cadre de ces rencontres longues de 40 minutes, il faut être prêt d’entrée. Ce qui n’a pas été le cas aujourd’hui. L’USBBRH nous a donc causé beaucoup de problèmes et j’espère que cela nous servira de leçon pour l’avenir. Il nous faudra donc être plus efficaces. » Il est à noter que l’USBBRH bouclera sa phase qualificative face à Super 8 demain matin (10h30).
De son côté, le Cureipe Starlight a vécu des premières minutes cauchemardesques. Carton rouge concédé par Ashley Otakasena, quatre joueurs de champ en action pendant un certain temps, l’entraîneur Dominique Filleul rappelé à l’ordre : cela aura été de trop pour une formation vite distancée par une équipe du Tampon (1-5). Dans le camp mauricien, on pointera du doigt l’arbitrage du binôme seychellois sans doute parfois dépassé par les événements.
Toujours est-il que le CSSC n’abdiquera pas et reviendra à 5-6 après une dizaine de minutes de jeu. Toutefois, l’ASHB Tampon, finaliste de la Coupe de La Réunion, se démarquera en seconde période malgré toute la combativité des Curepipiens. À l’arrivée, un succès logique 22-14 pour sa grande première dans cette compétition. « Nous étions impatients de débuter et nous étions de surcroît motivés. Nous n’avons eu qu’un passage à vide en première période pour ensuite reprendre le jeu à notre compte », faisait ressortir l’entraîneur Claude Lacaille.
Du côté du Curepipe Starlight, on s’insurgeait contre certaines décisions arbitrales. « Cela nous a nettement désavantagés. Toutefois, il n’existe pas de grande différence au niveau technique entre les deux formations. Nous pouvons viser la deuxième place du groupe », souhaitait Dominique Filleul.
La question est maintenant de savoir si la sélection de Rodrigues pourra soutenir la comparaison avec ces deux équipes.