Des patients, qui s’étaient rendus aux urgences de l’hôpital Jeetoo ce matin, n’ont pas caché leur mécontentement devant l’indisponibilité des médecins. Une dame âgée, asthmatique et souffrant de douleurs à la poitrine, attendait depuis 6h30, et ce n’est que vers 9h qu’un médecin l’a auscultée. Selon les patients, on leur aurait expliqué que le médecin concerné était « pris aux soins intensifs ». Ils dénoncent cette situation.
Matinée tendue aux urgences de l’hôpital Jeetoo, où les patients ont dû lever la voix pour être pris en considération. Une habitante de la capitale, qui y a conduit sa grand-mère tôt ce matin, ne cache pas sa colère devant le traitement qui leur a été accordé. « Ma grand-mère, qui est asthmatique, avait des douleurs à la poitrine, près du coeur. Je l’ai emmenée d’urgence à l’hôpital. Nous sommes arrivés ici à 6h30, mais il n’y avait pas de médecin et on nous a demandé d’attendre, car le médecin était pris à l’ICU. » Cette dernière ajoute que ce n’est que vers 9h que le médecin est arrivé. « Cette fois, il fallait chercher son dossier et il nous a fallu encore attendre. » Elle se demande ce qui serait arrivé si l’état de santé de sa grand-mère avait empiré.
Un autre patient, lui, attendait depuis 7h20. Il se plaint également de l’indisponibilité des médecins, confirmant que ce n’est que vers 9h qu’un docteur est arrivé. Qui plus est, déplorent les patients, un enfant malade avait vomi dans la salle d’attente et personne n’a levé le petit doigt pour venir nettoyer. Il a fallu qu’ils protestent pour que le personnel réagisse.
Sollicitée sur cette affaire, une responsable de l’hôpital nie les faits. « Il y a toujours des médecins disponibles au “casualty”. Mais pour trois départements – à savoir la cardiologie, la pédiatrie et la chirurgie –, il y a un seul médecin pour la salle et les urgences en même temps entre 16h et 9h en semaine et entre 12h et 9h, le lendemain, pendant le week-end. Le dimanche, il y a deux médecins en pédiatrie. »
Mais les patients jugent inacceptable qu’un service d’urgence nécessite une aussi longue attente. « S’il est vrai qu’il y a toujours des médecins au “casualty”, où étaient-ils ce matin ? Pourquoi n’ont-ils pas vu tous ces patients qui attendaient avant 9h ? » se demandent-ils.