Hôpital Narayana -Photo internet

Ian Gino et Marie-Hélène Papillon partagent des sentiments mitigés. D’une part, ils sont toujours désemparés après le décès de la petite Marie-Cléa et, d’autre part, ils sont heureux que Marie-Cléanne se remette aussi rapidement de la délicate intervention chirurgicale. Selon les parents, les médecins les ont  informés que « c’était un miracle » car la fillette est sortie de son coma en moins de 36 heures, allant même jusqu’à qualifier cette dernière de « strong baby ». Toutefois, elle demeure toujours sous observation aux soins intensifs néonatals afin, notamment, de suivre l’évolution du fonctionnement de son foie.

« Cléanne se porte bien. Hier, elle a ouvert les yeux et les médecins nous ont appelés pour venir la voir. Quand nous sommes arrivés à l’hôpital, nous avons constaté un large sourire sur les visages des médecins et des infirmiers. Donc, nous avons compris que Cléanne était sortie du coma. Quand nous avons parlé à son médecin traitant, ce dernier nous a dit qu’elle était une “strong baby” et que ces deux sœurs n’avaient fait que des miracles depuis leur arrivée en Inde en janvier. Il dit être impressionné par le courage de Cléanne », confie Ian Gino au Mauricien ce matin.

En effet, selon Ian Papillon, le Dr Devi Shetty, chirurgien cardiaque et fondateur de l’hôpital Narayana Hrudayalaya, dit avoir pratiqué plus de 15 000 interventions cardiaques durant sa carrière, mais dit aussi n’avoir jamais vu quelqu’un, et encore moins un bébé, se réveiller de son coma aussi rapidement. « Les médecins avaient dit que les 72 heures suivant la chirurgie allaient être cruciales pour Cléanne, mais ma fille s’est réveillée en moins de 36 heures. Nous sommes des parents heureux et, surtout, fiers », affirme Ian.

Marie-Cléanne reste sous observation aux soins intensifs néonatals car les médecins doivent faire un suivi de son foie. « C’est ce qui est le plus important en ce moment. Il faut que son corps ne rejette pas le foie. De plus, il faut veiller à ce que ses plaies ne causent aucune infection », dit-il.

En ce qui concerne Marie-Cléa, Ian Gino attend de recevoir les documents nécessaires, dont son acte de décès ainsi qu’un certificat de l’hôpital concernant la cause de son décès, devant être envoyés au ministère de la Santé à Maurice. Par la suite, des démarches seront entreprises pour rapatrier le corps à Maurice pour les funérailles. « Au début, il était prévu d’organiser une cérémonie funéraire en Inde. Par la suite, nous aurions eu à rentrer à Maurice avec les cendres de Marie-Cléa. Mais nous avons fait part de notre souhait d’organiser des funérailles de Marie-Cléa à Maurice. Depuis, les démarches sont en cours. Mon épouse Marie-Hélène retournera à Maurice avec le corps de Marie-Cléa pour les funérailles, mais la date est toujours inconnue. Moi, je resterai avec Marie-Cléanne en Inde. Après les funérailles, Marie-Hélène me rejoindra à nouveau en Inde pour être auprès de notre fille, Marie-Cléanne », confie Ian Gino.