Sunlights présente cette semaine un récit circonstancié de l’intervention du Dr Reshmi Ramdhony lors de sa visite à l’université Jamia Millia Islamia de Nouvelle Delhi en novembre 2012 où elle a participé à un séminaire international sur la traduction du plus grand nouvelliste en ourdou et en hindi, Premchand.
Le séminaire axé sur « Premchand in translation », en 17 langues étrangères, peut être perçu comme un paradigme diasporique et voyageur, au sens où la culture est aussi conçue comme ouverture, voyage, comme routes migratoires de personnes, de déplacements de langues, de traductions et d’échanges des littératures hindi et ourdou modernes, des aspects du hindi Premchand et de l’ourdou Premchand.
Il prit soin d’écrire et de publier des oeuvres de fiction dans ces deux langues avec bien souvent des variantes importantes. Connu comme le soldat de la plume, Kalam ka Sipahi, ce monument de la littérature se faisait avant tout un devoir d’exposer les tares de la société indienne coloniale, en vue d’amener un changement politique et social. Avec pas moins de douze romans et 300 contes, l’univers de Premchand est immense. Bien que quelques-unes de ses oeuvres aient été traduites par des indianistes francophones comme Fernand Ouellet, Catherine Thomas et Nicole Balbir, entre autres, il reste encore un infini trésor à traduire.
Le Dr Reshmi Ramdhony, professeure associée à l’Institut Mahatma Gandhi, Moka, détient un doctorat en littérature hindi et a publié plusieurs ouvrages, dont une critique de la littérature féminine contemporaine en hindi, nous livre dans son intégralité et en anglais, son intervention sur la traduction française des oeuvres de Premchand. Cette communication préparée avec les ressources trouvées, aux médiathèques de la Réunion, et les multiples lectures imbriquées de sa découverte personnelle des oeuvres de Premchand durant son apprentissage de la langue hindi.