La hiérarchie n’a pas été bousculée au cours des championnats nationaux low-kick de kick-boxing samedi dernier sur le parking de Super U à Grand-Baie. Le duel au sommet mettant aux prises le double champion du monde seniors, Fabrice Bauluck, et le champion du monde juniors, Warren Robertson, a tourné à l’avantage du premier nommé. À l’issue d’un combat maîtrisé de bout en bout, il a ainsi fait respecter le droit d’aînesse. Sinon, rien qu’un seul des onze autres combats à l’affiche n’est pas parvenu à la limite, ce qui démontre que les différents protagonistes se tenaient de près dans la plupart des cas.

Les quelque 600 spectateurs réunis sous le chapiteau s’attendent à assister à un affrontement de très bonne facture entre deux tireurs et ils ne seront pas déçus à l’issue des trois rounds de deux minutes. Même si Fabrice Bauluck affichait plus de précision et de maturité, il n’en demeure pas moins que son jeune adversaire n’est pas demeuré sur la défensive.

Toutefois, les tentatives de Warren Robertson étaient contrées par un Fabrice Bauluck vigilant jusqu’au bout. « Warren a démontré trop de retenue et de respect face à Fabrice. Toutefois, je considère que c’est un jeune qui possède beaucoup de réserves qui ne demandent qu’à être exploitées. Toujours est-il que, les deux tireurs, bien que n’évoluant dans la plénitude de leurs moyens en ce début de saison, ont dégagé beaucoup de qualités. C’est bon signe avant les échéances de cette saison », analysait l’entraîneur national, Judex Jeannot.

Le Rodriguais Jean-Naël Ravina était l’autre tireur sur lequel les regards étaient braqués. Évoluant face à William Bouton, celui qui est pressenti pour participer aux championnats du monde juniors l’année prochaine a su faire la différence, malgré un certain manque de précision dans ses tentatives. « Malgré les déchets, il a dominé le combat et démontré des qualités », affirme Judex Jeannot. Ce dernier n’était par contre nullement satisfait de la prestation d’Annaëlle Coret et de Jessica Jocelyn, qualifiant cet affrontement de « médiocre ». Quoi qu’il en soit, la première nommée a remporté un troisième face-à- face consécutif contre cette même adversaire, tandis que Stania Rathbone a confirmé son potentiel naissant, malgré un sérieux challenge de Tamira Racoosy.

Le seul combat qui n’est pas parvenu à la limite a été celui opposant la prometteuse Mégane Prosper à Shelly Jhugroop. Cette dernière a été comptée à deux reprises, avant d’abandonner vers la fin de la troisième.