Le leader du MSM Pravind Jugnauth annonce les points phares de son programme gouvernemental dans l’éventualité où son parti remportait les prochaines élections
La campagne de mobilisation du MSM s’est poursuivie hier soir dans le cadre des élections générales anticipées à venir. Le parti s’est donné rendez-vous à La Source pour un congrès en présence de l’ancien Président de la République Sir Anerood Jugnauth et du leader du MSM et nouveau chef de l’opposition Pravind Jugnauth. SAJ a promis qu’une fois installé au pouvoir, il fera initier des enquêtes sur certains politiciens, tandis que Pravind Jugnauth a saisi l’occasion pour énoncer les points phares du programme électoral de son parti.
« Mo pou fer ouvert lanket lor bann politiciens kine fer kiksoz ki pa bizin. Pou amen zot la cour ek ena pou ale ferme », a déclaré Sir Anerood Jugnauth avant de prendre pour exemple « le scandale de Roche-Noire ». Cependant, pendant la majeure partie de son allocution, les attaques les plus virulentes ont été adressées au leader du MMM, Paul Bérenger, et du chef du gouvernement, Navin Ramgoolam. À un certain moment, SAJ a ainsi tiré à boulets rouges sur l’ancien ministre des Finances Rama Sithanen, qui fait son grand retour dans l’arène depuis quelque temps déjà.
Commentant les élections générales à venir, l’ancien Président de la République a rappelé que « la population se trouve devant un carrefour et il faudra faire un choix », ajoutant : « Nous sommes à une étape importante de l’histoire. Nou divan enn la croise. Ou ki bizin fer ou swa. » De son côté, le leader du MSM, Pravind Jugnauth, a confirmé que les discussions entre le PMSD, le MSM et le Muvman Liberater se poursuivent en vue d’une alliance de l’opposition. Il a toutefois avancé que « la priorité des discussions demeure de trouver des solutions pour venir en aide aux Mauriciens » une fois qu’ils « prendront le pouvoir ». Dans ce contexte, le chef de l’opposition a cité quelques points figurant dans son programme gouvernemental dans l’éventualité où le MSM remportait les élections : un minimum vital pour ceux se trouvant au bas de l’échelle sociale, une révision du système fiscal pour les PME, la création d’emploi, faire de Maurice une “Duty Free Island”, une amélioration du “Law and Order” et une révision du système de permis à points.