La Fédération des Travailleurs Unis (FTU) a tenu une manifestation pacifique hier après-midi devant l’hôtel Maritim, Maritim (Mauritius) Ltd étant le nouveau gestionnaire de l’hôtel Crystal Beach Resorts situé à Palmar. Pancartes en main, les membres de ce syndicat ont manifesté pour réclamer la révocation du Human Resource Manager de Crystal Beach Resorts et par la même occasion pour attirer l’attention du patronat sur le respect du droit fondamental de s’organiser.
« Il s’agit d’une date symbolique en ce 14 juillet, jour de fête de la révolution française », explique d’emblée Atma Shanto, porte-parole de la FTU. Avec 10 autres membres de la FTU et des employés de Crystal Beach Resorts, il a choisi de manifester devant l’hôtel Maritim, qui a repris la direction du 4 étoiles Crystal Beach Resorts situé à Palmar.
« Nous n’avons pas eu d’autre choix que de manifester », indique Atma Shanto, qui souligne que plusieurs requêtes ont été faites au ministère du Travail et même au Bureau du Premier ministre à travers la soumission d’un mémorandum sur la répression dans le monde du travail et en vue de réclamer l’institution d’un fact finding committee dans certaines entreprises. Les syndicalistes réclament la démission du responsable des ressources humaines, qu’ils accusent de « faire la pluie et le beau temps » et d’avoir recours à des pratiques de relations industrielles « pas saines ». La FTU dit avoir tiré la sonnette d’alarme à ce sujet, mais en vain.
Rappelons que le mois dernier, l’Employment Relations Tribunal (ERT) avait tenu un vote à bulletin secret dans le but d’instaurer une représentativité syndicale au sein de l’établissement hôtelier Crystal Beach. Le vote devait avoir lieu entre 10 h et 14 h mais à 13 h 15, le tribunal a dû call-off ces élections car aucun employé ne s’était présenté. « Les travailleurs sont terrorisés ce qui peut expliquer pourquoi ils ont eu peur de venir voter. Ils ont eu peur des représailles », pense Atma Shanto qui ajoute que cela aurait dû alerter le ministre du Travail, des Relations industrielles et de l’Emploi.
Préoccupée, la FTU compte compiler un dossier complet sur l’état des droits syndicaux dans les entreprises à Maurice et le déposer auprès du Freedom of Association Committee de l’International Labour Office (ILO). « L’État mauricien aura à répondre », prévient Atma Shanto.