Michel Berger est né le 28 novembre 1947. L’année 2012 marque aussi les vingt ans de sa disparition. Retour sur la carrière et l’empreinte laissée dans la musique française par un génie de la composition et de l’écriture. Outre de nombreux succès pour France Gall ou Johnny Halliday, son oeuvre la plus marquante est incontestablement Starmania, écrite avec Luc Plamondon en 1978.
Michel Hamburger dit Michel Berger est né le 28 novembre 1947, d’un père médecin et d’une mère pianiste concertiste. À dix-neuf ans, il décroche une maîtrise de philosophie sur la pop music et illustre ses propos avec l’analyse des deux derniers disques de Jimi Hendrix. Michel Berger ne jure que par les maîtres américains, Gershwin et Ray Charles. Sans négliger Chopin et les Beatles… Autant de noms qui ont influencé l’auteur-compositeur.
Diego.
En 1972, il rencontre Véronique Sanson, pour qui il a un coup de foudre musical et amoureux. Berger lui produit deux albums, avant que le couple ne se sépare. Au même moment, il écrit à une certaine Françoise Hardy le titre Message personnel (voir hors-texte), qui fera l’effet d’un coup de fouet sur sa carrière. Il rencontre ensuite la belle France Gall, sa future femme. Évidemment, Ella, Il jouait du piano debout, les morceaux écrits par Michel Berger à sa blonde, l’aident à passer à un autre niveau. Ensemble, ils forment un duo imparable qui ira jusqu’à Los Angeles pour enregistrer un disque sur invitation d’Elton John.
Michel Berger propulse ses muses sur le devant de la scène et s’affirme en auteur, compositeur, producteur, mais sa carrière d’interprète peine à décoller. Il attendra le début des années 1980 pour s’affirmer avec La groupie du pianiste et Quelques mots d’amour. Suivront celles qu’on ne présente plus : Pour me comprendre, Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux, Diego ou encore Le paradis blanc.
Starmania.
Néanmoins, son oeuvre la plus marquante est incontestablement Starmania, opéra-rock qui a radicalement révolutionné le genre en France, écrit avec son ami Luc Plamondon en 1978, dans lequel ils mettent en scène une histoire d’amour sur fond de terrorisme dans un futur proche, où l’Occident n’est plus qu’un seul pays. Par ailleurs, une profonde amitié réunissait Michel Berger et Daniel Balavoine depuis leur rencontre pour l’opéra-rock.
Celui qui chante Le paradis blanc et écrit Quelques mots d’amour ou encore Message personnel n’a jamais réussi à se faire accepter comme rockeur à cause de sa voix trop fluette. De la même façon, Michel Berger n’a jamais été perçu comme une star de la chanson mais reconnu comme auteur-compositeur. Il ne parvenait pas à remplir les salles sur son propre nom. Contrairement à ses interprètes, France Gall et Johnny Hallyday (pour qui Berger écrit Quelque chose de Tennessee), qui se produisaient souvent à guichets fermés.
Crise cardiaque.
Sa frustration était aussi de ne pas avoir réussi à percer aux États-Unis, malgré tous ses efforts, notamment avec Starmania. Mais à la veille de sa mort, Luc Plamondon l’avait appelé pour lui dire que The World is Stone de Cindy Lauper passait dans les clubs de New York.
L’annonce de la mort de Michel Berger se fait entendre dans la soirée du 2 août 1992. L’un des chanteurs les plus respectés par ses pairs décède à quarante-quatre ans, terrassé par une crise cardiaque, à la suite d’une partie de tennis.
Michel Berger a transmis une exigence de qualité, que l’on reconnaît notamment chez Goldman et bien d’autres. De jeunes talents reprennent toujours ses tubes. Il était l’une des références de la chanson française.