C’est devenu comme une seconde nature pour le ministère de la Jeunesse et des Sports, la publication du rapport du directeur de l’Audit. Celui de 2013 ne déroge pas à une tradition bien établie par une considération plus volumineuse à ce ministère  avec cette fois en ligne de mire les infrastructures de ce ministère dont les stades George V et St François Xavier de même que la piscine du Pavillon. Le rapport de l’audit décrit également la façon dont l’argent attribué à ce ministre a été dépensé pour les overtime, le paiement en location des bus et des voitures.
Les dépenses autour de la rénovation des stades George V et SFX viennent comme une leitmotiv dans le rapport de l’audit. Cette fois pour le stade de Curepipe, qui a été ouvert en juin de l’année dernière, c’est le système de sonorisation qui pose problème. Si au départ, il était question de faire acquisition d’un système au coût de Rs 600 000, ce coût fut toutefois revu à la hausse jusqu’à Rs 2.1 millions (après étude du marché). Mais au final, le MJS a opté pour l’achat le plus «expensive» des quatre cotations obtenues à savoir Rs 3.602, 577. C’est-à-dire plus cher à 72% que le «revised estimated cost». Dans ses explications à l’audit, le ministre Ritoo a souligné qu’il n’était pas en mesure d’annuler le «bid», car il y avait une urgence en raison de l’ouverture du stade.
Concernant le stade St-François Xavier, l’audit a constaté que si en 2007 l’estimation pour la rénovation de ce stade était de Rs 20 millions, par contre à mars 2013, des paiements de l’ordre de Rs 48, 537, 457 ont été accordés au contracteur alors que les travaux n’étaient pas encore terminés. Alors que pour la même période des «Consultant Fees» autour de Rs 4.2 millions ont été payés.
La fluctuation dans les contrats qui sont alloués par le MJS est également comme une seconde nature. C’est le cas pour la piscine du Pavillon dans le complex Jean-Roland Delaître. Les travaux au départ étaient estimés à Rs 5 millions pour passer ensuite à Rs 7.5 millions alors que l’audit a constaté que les raisons de ce tte hausse des coûts n’étaient pas connues. «There was no need to revise the project  as there was no change or increase in the scope of work», note également l’audit.  Ce dernier a même estimé dans son rapport que les Rs 1.8 m (30% du projet) accordées au consultant étaient excessives et n’étaient pas justifées comme les travaux devaient être terminés dans un mois.